Chaque matin, à l'approche de la présidentielle, L'Express vous sélectionne les meilleurs passages des politiques dans les médias.

La situation sanitaire est "en train de s'aggraver", a souligné mardi le ministre de la Santé Olivier Véran, avec une moyenne de contaminations journalière qui pourrait bientôt dépasser celle du pic de la troisième vague de l'épidémie de Covid-19. Au cours des dernières 24 heures, 47 177 nouveaux cas ont été enregistrés contre 30 454 il y a une semaine, selon les statistiques de Santé publique France. Une situation sanitaire qui inquiète François Bayrou, et avec l'apparition du variant Omicron, qui se répand à travers le monde, le président du MoDem n'est pas rassuré.

François Bayrou : "Ma hantise, c'est qu'une mutation du virus lui permette de s'attaquer aux petits enfants et aux bébés"

"Le virus peut muter en devenant quelque chose de terrible. Ma hantise c'est qu'une mutation du virus lui permette de s'attaquer aux petits enfants et aux bébés. Si ça se produisait, notre société n'y résisterait pas", a déclaré François Bayrou ce mercredi matin sur BFMTV et RMC.

Le maire de Pau s'est prononcé en faveur d'un débat sur la vaccination obligatoire. "Ce débat doit être ouvert, il faut le faire dans le calme, nous avons déjà onze vaccinations obligatoires en France pour chacun des enfants qui naît", a rappelé ce pilier de la majorité.

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Alors qu'Eric Zemmour a officialisé mardi sa candidature à la présidentielle dans une vidéo au ton dramatique, en lisant un texte derrière un micro d'époque, mimant le parallèle avec l'appel du général de Gaulle du 18 juin 1940, François Bayrou a dit ne pas "aimer taper sur les gens qui sont à terre", estimant que le polémiste d'extrême droite connaît "un moment très difficile". "Il a choisi des thèmes excessifs et la fébrilité qu'il a montrée hier prouve qu'il sent lui-même que ses thèmes ne correspondent pas à l'opinion", a relaté le président du MoDem.

Stanislas Guerini : "Eric Zemmour est un petit personnage qui a une petite vision du pays"

Rythmée par le 2e mouvement de la 7e symphonie de Beethoven, la vidéo d'Eric Zemmour aux accents nostalgiques mêle scènes de violences en France, archives du "pays de Notre-Dame-de-Paris et des clochers", du Concorde, de l'Arc de Triomphe ou extraits de films. Sur France 2, Stanislas Guerini, qui a regardé les trois premières minutes de sa déclaration de candidature, a fustigé cette vidéo. "On hésite entre le ridicule avec une parodie du général de Gaulle et le lugubre avec un pays qui n'est pas la France", a regretté le délégué général de LREM sur France 2. "Il confond de Gaulle et Pétain", a-t-il souligné.

Selon le député LREM, Eric Zemmour est un "petit personnage" qui a "une petite vision du pays" et la France est "plus belle que lui". "Emmanuel Macron porte une vision d'espérance et de progrès et il y a en face une personne qui ne fait que de parler à ce qu'il y a de plus sombre dans l'humanité", a noté Stanislas Guerini.

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Alors que la situation sanitaire sur le front du Covid-19 se détériore, "le reconfinement n'est pas à l'ordre du jour", a assuré ce cadre de la Macronie, tout en précisant "qu'il ne faut rien exclure, sinon on n'aurait rien appris des quatre autres vagues". L'objectif de la majorité est de "ne pas retomber dans ce qui est notre cauchemar collectif, c'est-à-dire de reconfiner", a-t-il précisé.

Adrien Quatennens : "La France de M. Zemmour n'existe pas"

Adrien Quatennens a pour sa part préféré "rire" de la vidéo de déclaration de candidature d'Eric Zemmour. "Si vous retirez le 2e mouvement de la 7e symphonie de Beethoven qui donne une ambiance chaotique aux propos donnés, il y a de quoi rire, c'est une grosse grosse caricature par des effets de loupe et de zoom", a souri le coordinateur national de La France insoumise. "J'ai envie de dire à celles et eux qui auraient été saisis d'effroi en regardant ce clip : 'ouvrez les fenêtres, respirez, mettez peut-être un air de musique un peu plus léger, la France de M. Zemmour n'existe pas'".

Le député LFI du Nord a par ailleurs redit son opposition à l'obligation vaccinale, tout en étant pour autant "hyper favorable à la promotion de la vaccination", rappelant la ligne de l'OMS, qu'il partage, à savoir "convaincre plutôt que de contraindre". "Plus encore que la troisième dose, qui est nécessaire et dont je ferai la promotion, il serait nécessaire que dans beaucoup de pays il puisse y avoir un accès à la première", a souligné ce proche de Jean-Luc Mélenchon.

David Lisnard : "Nous sommes à un virage civilisationnel"

S'il n'a de son côté pas commenté la déclaration de candidature d'Eric Zemmour, le nouveau président de l'Association des maires de France (AMF), David Lisnard, estime que "nous sommes à un virage civilisationnel". "Pour que la France soit présente dans le présent et dans l'avenir, il faut qu'elle sache se rattacher à ce qui a fait sa grandeur et sa force mais en étant dans le présent et dans l'avenir. C'est une France en couleurs", a affirmé le maire de Cannes sur Europe 1.