Le ministère français des Affaires étrangères a dénoncé dimanche des "propos malveillants", à la suite de nouvelles accusations publiées par le site Bakchich visant le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner.
Dans un article, Bakchich.info affirme que Bernard Kouchner "a fait conclure au Quai d'Orsay un très gros contrat de santé publique au Kurdistan irakien au profit de ses proches amis". Le montant de ce contrat se monterait à 275 466 euros, selon ce site.
"Le ministère des Affaires étrangères et européennes dément les propos malveillants sur la mise en place d'un projet de coopération médicale au Kurdistan d'Irak", a déclaré le quai d'Orsay dans un communiqué.
"Le Gouvernement régional du Kurdistan d'Irak a conclu un contrat de consultance avec l'opérateur du ministère des Affaires étrangères et européennes, France Coopération internationale (FCI), chargé de promouvoir l'expertise française à l'étranger dans un grand nombre de pays. Ce contrat a été rédigé selon les termes habituellement agréés, après consultation de deux comités indépendants, l'un français, l'autre irakien", ajoute ce texte.
"Campagne de dénigrement"
Le site Bakchich indique lui aussi que le contrat a été passé par France Coopération internationale, mais il affirme que son objet est vague, son montant "hors norme" et que l'étude est pilotée par un proche du ministre, comme lui un ancien dirigeant de l'organisation humanitaire "Médecins du Monde".
"Le projet a pour but de répondre aux priorités de santé publique du Kurdistan d'Irak" et "fait suite aux conclusions d'une conférence tenue sous l'égide de la Banque mondiale et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS)", affirme de son côté le ministère des Affaires étrangères qui condamne une "campagne de dénigrement" contre ses actions de coopération et ses collaborateurs.
Bernard Kouchner a déjà fait l'objet, dans le livre de Pierre Péan, Le Monde selon K., paru mercredi dernier, d'accusations de conflit d'intérêt dans la gestion de contrats de conseil en santé publique passés au Gabon et au Congo par des sociétés gérées par des proches.
Le ministre a affirmé avoir toujours agi "en toute transparence et en toute légalité", et a reçu le soutien du président Nicolas Sarkozy.