Invitée sur i>Télé ce mardi matin, la ministre de l'Education nationale a fait le point sur la rentrée et ses priorités pour l'année qui commence.
Rythmes scolaires. D'après Najat Belkacem, seules trois communes sur les 24 000 concernées par la réforme des rythmes scolaires refusent encore de l'appliquer, "mais elles vont s'y plier, a affirmé la ministre, y compris sous la pression des parents, soucieux que leurs enfants ne prennent pas de retard" dans leurs apprentissages. "On sait que c'est compliqué, a repris la ministre, toutes les communes qui ont déjà adopté ces rythmes en 2013 en sont satisfaites, mais elles nous ont aussi dit que les trois premières semaines étaient compliquées". Une évaluation de la réforme sera menée à la fin de l'année a promis Najat Belkacem, "pour comparer ce qui a été proposé d'une ville à l'autre".
Education populaire. "C'est maintenant que va s'ouvrir la réflexion sur la complémentarité entre le scolaire et le périscolaire" a annoncé la ministre. "Il faut que les différents acteurs se parlent, car les associations d'Education populaire ont beaucoup à apporter" a ajouté celle qui avait justement la charge de l'éducation populaire dans son précédent ministère.
Orientation. La ministre a répété son intention de contribuer à une plus grande ouverture de l'école au monde professionnel, une posture nouvelle pour un ministre de l'Education nationale. "Il faut aussi repenser l'orientation" a t-elle ajoutée.
Dénigrement. "La campagne de dénigrement dont je suis la cible n'est pas nouvelle a commenté Najat Belkacem, elle prend juste une autre échelle. Mais c'est un avantage car en conséquence les soutiens en ma faveur sont plus nombreux et plus audibles". Des campagnes montées, d'après la ministre, par "un certain nombre de conservateurs, il faut bien les appeler comme ça, qui n'aiment pas qu'on fasse bouger leurs repères".
Vie privée. Interrogée sur la une de Paris-Match, qui révèle une liaison entre Aurélie Filipetti et Arnaud Montebourg, la ministre a regretté l'intrusion de la vie privée dans la politique, "une mauvaise chose". Elle a enfin refusé de réagir à une déclaration du maire de Lyon, Gérard Collomb, son ancien pygmalion, qui a déclaré dans L'Express: "C'est une communicante et une séductrice, mais elle doit se méfier des paillettes" et "Je crois que François Hollande aime les jolies femmes". "Je ne ferai aucun commentaire" a répété dans un sourire la nouvelle ministre de l'Education nationale.
