Ils courent à la rescousse de Nicolas Sarkozy. Christian Jacob et Luc Chatel ont défendu mercredi la sortie du patron des Républicains sur les participants "sans cerveau" de Nuit debout. "Nous ne pouvons pas accepter que des gens qui n'ont rien dans le cerveau viennent sur la Place de la République donner des leçons à la démocratie française", a lancé mardi l'ancien président de la République mardi à Nice.
Interrogé sur cette phrase sur Sud Radio et Public Sénat, le chef de file des députés Christian Jacob "pense en tout cas qu'ils (les participants de Nuit debout) n'ont rien à faire là. C'est une poignée de casseurs". "On doit utiliser nos forces de l'ordre à autre chose qu'à gérer une poignée de gauchistes", a-t-il insisté. Quant à l'expression "sans cerveau" utilisée par Nicolas Sarkozy, "ceux qu'on entend témoigner ne manifestent pas un esprit brillantissime", a jugé Christian Jacob.
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"C'était une parole de discours de campagne"
"C'était une parole de discours de campagne, de meeting", a de son côté relativisé le député Luc Chatel sur iTELE. "Ce que veut dire Nicolas Sarkozy, c'est qu'il y a un gros décalage entre les préoccupations de la jeunesse (...) et ceux qui sont place de la République et qui ne représentent vraiment pas grand chose".
Sans évoquer cette déclaration de l'ancien président, le député Eric Ciotti, présent au côté de Nicolas Sarkozy mardi à Nice, a jugé sur Radio Classique que la place de la République était "aux mains d'extrémistes violents, intolérants, qui délirent sur des idées qui relèvent du siècle dernier. Et le gouvernement ne réagit pas, il semble tétanisé par cette utopie".
