NKM fait souvent figure d'ovni dans sa famille politique. Elle l'a d'ailleurs montré en début de semaine en proposant de supprimer purement et simplement le poste de Premier ministre dans un recueil de propositions pour moderniser les institutions.
LIRE AUSSI >> NKM veut supprimer le Premier ministre
Ce mercredi matin, sur les ondes de France inter, elle se distingue une nouvelle fois de l'ensemble des membres de sa famille politique en faisant une véritable déclaration d'amour au mouvement Nuit Debout, qui occupe depuis un mois la place de la République à Paris et a essaimé dans différentes villes de France.
Un "mouvement de fond"
"Derrière Nuit Debout, il y a bien autre chose que ce qu'on voit actuellement ou les violences qui se sont greffées dessus. Je pense qu'il y a un mouvement de fond qui traverse la société française qui s'exprime là par Nuit Debout, ailleurs par l'abstention ou les discours sur la recomposition politique, et qui est un mouvement d'insatisfaction vis-à-vis des formes de la politique actuelle. Mais ça ne veut pas dire qu'il n'y a rien à faire contre les violences qui, d'une certaine façon, abîment le mouvement car on ne parle plus que de ça. Les violences, elles le dénaturent".
Pour Sarkozy, les participants "n'ont pas de cerveau"
Chez Les Républicains, dire que le mouvement n'est guère apprécié est un doux euphémisme. Pas plus tard que mardi, le porte-parole du parti Guillaume Larrivé raillait les capacités cognitives des participants auprès du Scan du Figaro: "Quand je suis allé [à République], j'ai entendu beaucoup de poncifs et j'ai même cru percevoir les ravages d'un usage excessif de cannabis sur les capacités cérébrales". Mi avril, Guillaume Peltier, un autre porte-parole, dézinguait déjà le mouvement tandis que quelques jours plus tard, Eric Ciotti, député LR, a mis en ligne une pétition pour faire interdire le mouvement.
Nicolas Sarkozy n'a, lui aussi, pas de mots assez durs pour critiquer un mouvement qu'il n'apprécie pas. Du tout. Lors d'un déplacement à Nice, le patron du parti a créé un tollé en déclarant que les participants du mouvement "n'avaient rien dans le cerveau".
"Mais bien sûr qu'ils ont quelque chose dans le cerveau" a répliqué NKM, par deux fois, au micro de Léa Salamé. Une façon pour la candidate, connue pour ses positions plus modérées, de se distinguer d'un probable adversaire à la primaire. Et de marquer des positions différentes de celles de Nicolas Sarkozy.