Wauquiez sait être discret
Après son très bon score au premier tour des régionales, Laurent Wauquiez a mené une campagne pour le second tour qui a fait sourire jusqu'à ses proches. "Il a pris des mesures pour s'assurer que la participation n'augmenterait pas ! Si c'était le cas, mathématiquement il reculerait." Taquin, un élu a suggéré un slogan à Wauquiez : "Ne réveillez pas un électeur qui sommeille..."
Chez LREM, Dupond-Moretti n'a pas que des fans
Le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti a enregistré une défaite cinglante au premier tour des élections régionales dans les Hauts-de-France. Un cadre de la majorité, guère emballé par sa candidature, ne cache pas sa méfiance envers le garde des Sceaux. "Il est brutal, ne supporte pas la contradiction. C'est un avocat pénaliste qui n'est absolument pas préparé au débat, comme l'a montré son échange catastrophique avec Damien Rieu." Ce député doute en outre de l'efficacité du discours ultra offensif d'Eric Dupond-Moretti contre le RN : "Il est sincère, mais le discours moralisateur qui infantilise l'électorat ne fonctionne pas."
Darrieussecq, ça balance
La déconvenue des cinq membres du gouvernement candidats dans les Hauts-de-France a quelque peu caché celles des deux ministres MoDem têtes de liste : Marc Fesneau en Centre-Val-de-Loire (16,6%) et, surtout, Geneviève Darrieussecq en Nouvelle-Aquitaine (13,7%). Malgré sa popularité sur le terrain, la ministre déléguée chargée de la Mémoire et des Anciens combattants a largement sous-performé, ce qui n'arrange en rien les relations entre marcheurs et MoDem dans la région... Un député LREM de Gironde, bien conscient que François Bayrou est derrière l'investiture de l'ex-maire de Mont-de-Marsan, confie son incompréhension : "Alain Rousset a 70 ans et roule pour son cinquième mandat consécutif, et qu'est-ce qu'on lui met en face ? Une ministre de 65 ans... Franchement, on aurait eu meilleur compte d'investir un jeune entrepreneur de 45 ans, un peu dynamique, un peu frais. Et puis on l'a vu dans le Nord : d'accord, elle est connue de tout le monde, bla bla bla, mais si un ministre faisait voter, ça se saurait..."
Jacob : ne lui parlez pas de primaire, mais...
Christian Jacob a toujours été hostile au système de primaires. "Il récuse le terme et il a raison, mais il est en train de bouger et d'accepter un système de départage", assure un dirigeant de LR. Le président des Républicains a ressorti les archives : comme Jacques Chirac ou François Fillon en leur temps, il estime que la droite devra avoir désigné son candidat en novembre.
Copé a gagné un surnom
Les amis de Nicolas Sarkozy n'ont pas vraiment apprécié la tournure prise par le procès Bygmalion et la manière dont Jean-François Copé a échappé à toute poursuite judiciaire, alors que plusieurs de ses proches ont été condamnés. "Copé, c'est l'homme qui valait vingt millions d'euros mais qui ne le savait pas", maugrée un sarkozyste, qui ne croit pas un instant que le président de l'UMP de l'époque n'ait pas pu être informé par son directeur de cabinet des opérations financières frauduleuses.
