Gérald Darmanin fait son mea-culpa. Dans Le Point, le nouveau ministre de l'Action et des comptes publics assure qu'il serait prêt a marier un couple de même sexe, alors que des tweets relayant sa ferme opposition au mariage pour tous étaient ressortis lors de sa nomination dans le premier gouvernement d'Édouard Philippe.

A la question de savoir s'il marierait désormais des couples homosexuels, Darmanin se veut clair. "Oui je le ferais. Je le ferais d'autant plus que je regrette ce tweet qui était malvenu et dont je peux comprendre qu'il ait pu blesser. Le manque d'expérience pousse parfois a dire des bêtises. Je considère que la droite a fait l'erreur de ne pas instituer un contrat d'union civile quand elle était au pouvoir. C'était pourtant dans notre projet de 2007. Mon mandat de maire m'a fait évoluer sur ce sujet. J'ai appris la complexité de la vie et à manier avec prudence les certitudes".

Des tweets et une tribune où il s'opposait à la Loi Taubira

Quelques heures seulement après sa nomination au gouvernement, le nouveau ministre de l'Action et des comptes publics avait du affronter la polémique née d'anciens tweets. En plus de critiques visant Emmanuel Macron lors de son passage au ministère de l'Economie, Darmanin avait pris position de manière virulente dans plusieurs tweets et tribunes contre le mariage pour tous porté par la garde des Sceaux Christiane Taubira.

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Celui qui était alors un espoir de la droite y redisait notamment sa conviction que le mariage civil était "en premier lieu, un acte juridique visant à établir un cadre institutionnel pour un couple constitué par un homme et une femme qui décident de fonder une famille". Il avait également annoncé que malgré l'entrée en vigueur de la loi, il ne célébrerait pas de mariages entre deux personnes de même sexe, s'il était élu maire de Tourcoing.

Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a pris la défense du ministre ce vendredi sur FranceInfo. "J'ai échangé avec lui et (...) il reconnaît que dans ce débat parlementaire, (...) on a tous dit des bêtises", a expliqué le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement.