Chaque matin, à l'approche de la présidentielle, L'Express vous sélectionne les meilleurs passages des politiques dans les médias.

Le sulfureux polémiste d'extrême droite Eric Zemmour va annoncer sa candidature à l'élection présidentielle ce mardi midi dans une vidéo d'une dizaine de minutes, avant d'être l'invité du JT de 20 heures, à l'issue d'une pré-campagne agitée et de premiers ressacs dans les sondages.

Gabriel Attal : "Il n'est pas prévu de fermer les frontières"

Sur Europe 1, ce mardi matin, Gabriel Attal a critiqué l'attitude d'Eric Zemmour, qui a eu une altercation lors de sa visite à Marseille le week-end dernier. "Quand on est responsable politique, qu'on prétend être président de la République, on ne fait pas des doigts d'honneur aux Français, ça témoigne de quelque chose", a assuré le porte-parole du gouvernement. "Il montre au quotidien à la fois par ses déclarations et par un certain nombre de comportements qu'on peut se poser des questions sur sa capacité à représenter notre pays et à occuper les plus hautes fonctions", a-t-il complété.

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"Il nous a vendu qu'il était le Trump français. C'est un Trump commandé sur Wish", a fustigé le porte-parole du gouvernement, faisant allusion à cette plateforme de vente en ligne, dans le viseur de Bercy pour des produits non conformes et dangereux.

Le nouveau variant Omicron, lui, se répand à travers le monde. Un cas positif a été identifié sur l'île de La Réunion, le premier recensé en France. Mais Gabriel Attal assure qu'il "n'est pas prévu de fermer les frontières". L'exécutif mise avant tout sur la suspension des vols en provenance de l'Afrique australe pour protéger les Français. "On a pris cette mesure, de précaution, de suspendre l'intégralité des vols où ce variant circule, certains pays n'ont pas pris cette décision", a déclaré le porte-parole du gouvernement. "Rien n'indique à ce stade que le vaccin n'est pas efficace ou que ce variant serait plus dangereux avec des formes plus graves", a poursuivi Gabriel Attal.

Marine Le Pen : "Eric Zemmour n'apporte rien"

De son côté, Marine Le Pen a précisé sur Sud Radio qu'elle "ne souhaitait pas tant qu'Eric Zemmour se rallie" à elle mais "qu'il ne soit pas candidat". "Il n'apporte rien, il n'y a pas de plus value dans son offre politique", a affirmé la candidate du RN à l'élection présidentielle, qui devance désormais de plus en plus nettement son concurrent dans les sondages. "Il y a eu un phénomène de nouveauté, qui commence à reculer. Il a suscité l'espoir chez certaines personnes mais certains sont en train d'en revenir. La division n'est pas un service à rendre au pays alors que l'union oui", a-t-elle assuré. "C'est un polémiste, pas un candidat à la présidentielle. Il a beaucoup de qualités comme polémiste, beaucoup moins comme candidat à la présidentielle. Si on veut être président, il faut rassembler", a-t-elle ajouté.

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Si jamais Eric Zemmour renonçait par la suite à sa candidature, "il ne pourra pas venir avec une partie de son projet qui est contraire au mien", a indiqué la députée RN du Pas-de-Calais. "Nous n'avons pas la même vision sur le plan économique, ni sur le sujet des femmes et de l'immigration : il fait preuve d'une brutalité inutile", a prévenu Marine Le Pen.

Xavier Bertrand : "Je serai candidat pour un mandat de cinq ans uniquement"

Soucieux de ne pas apparaître en diviseur, Xavier Bertrand joue le rassemblement durant la campagne pour le Congrès LR, notamment en débat télévisé où il se garde d'attaquer frontalement ses rivaux. Les sondages le créditent d'une légère avance au premier tour de l'élection présidentielle, mais il n'écrase pas le match au point d'apparaître comme l'homme providentiel. "Gagner le congrès ne suffira pas à nous qualifier automatiquement pour le second tour de la présidentielle, il va falloir convaincre les Français", a prévenu Xavier Bertrand sur BFMTV et RMC.

Le candidat promet de ne faire qu'un seul mandat de président de la République s'il est élu. "Je serai candidat pour un mandat de cinq ans seulement parce que je n'ai pas envie qu'il y ait chez moi le poison de la réélection, l'obsession de la réélection", a-t-il souligné. Alors que la sécurité a été de loin le thème le plus abordé durant les débats par les cinq candidats LR, Xavier Bertrand a malgré tout assuré que Les Républicains font barrage à l'extrême droite et a défendu "la droite républicaine qui parle de justice par le travail, par la solidarité, et non pas par l'assistanat". "Il y a d'un côté les laxistes, c'est Emmanuel Macron, et de l'autre côté les extrémistes, nous, on sait qui on est et on sait où l'on habite", a assuré le président de la région Hauts-de-France.

Thierry Solère : "Quand je regarde les débats chez LR, je vois soit des outrances soit des voeux déjà exaucés"

Député LREM (ex-LR) des Hauts-de-Seine et conseiller politique du président de la République, Thierry Solère est une pièce importante du dispositif mis en place par Emmanuel Macron pour convaincre de nouveaux élus LR de rejoindre la majorité présidentielle. "Quand je regarde les débats du Congrès LR, je vois soit des outrances soit des voeux déjà exaucés, c'est assez étrange de voir cela", a déclaré Thierry Solère sur France Inter.

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L'ancien responsable de la primaire LR, en 2016, a noté "un rétrécissement formidable" en cinq ans, entre la primaire, qui avait attiré plus de quatre millions d'électeurs, et le Congrès, où environ 150 000 personnes vont cette fois voter cette semaine. "Ce gouvernement a mis en oeuvre les réformes attendues par les électeurs LR", a estimé Thierry Solère.

Fabien Roussel : "Imaginez que je fasse 15%..."

Donné inlassablement entre 2 et 3% des intentions de vote, le candidat à la présidentielle du PCF Fabien Roussel croit malgré tout en ses chances. "Le pacte que je propose pour la France est un pacte original à gauche et il y a besoin que ça bouge à gauche", a-t-il noté sur France 2. Son objectif : "arriver à conquérir de nouveaux lecteurs" à gauche. "Imaginez que je fasse 15% en plus de ce que font les autres candidats à gauche, cela redonnerait l'espoir de l'emporter", a-t-il lancé.

Pas question pour lui de se rallier à Jean-Luc Mélenchon, ou à un autre candidat à gauche. "L'addition en politique ne fait jamais une somme égale", a-t-il précisé, avant de prendre ses distances avec le candidat Insoumis. "Nous ne parlons pas de la même manière (que lui) sur la sécurité, sur l'énergie (le nucléaire), sur la laïcité...", a affirmé le député communiste du Nord, qui entend porter durant la campagne "une candidature républicaine, laïque, sociale et écologique".