Innovation dans ce troisième débat de la primaire de la gauche. En milieu d'émission, les candidats avaient "carte blanche" pour parler d'un sujet qui leur tiennent à coeur.

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Le régalien Manuel Valls a décidé d'évoquer son "service civique obligatoire pour les jeunes" d'une durée de six mois qui permettrait de "s'engager" dans la "gendarmerie, des associations, des ONG". Une proposition "républicaine", dans le droit fil du positionnement de l'ancien Premier ministre, marqué par les attentats.

Deux candidats pour la légalisation de l'euthanasie

L'écologiste François de Rugy propose, lui, la "liberté de choisir sa fin de vie". "Cette promesse, nous ne l'avons pas tenue", rappelle-t-il, suggérant une "légalisation de l'aide active à mourir" malgré les "lobbies médicaux, cléricaux". Une proposition qu'il entend soumettre au référendum.

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Bonne pioche pour l'écologiste qui coupe ainsi l'herbe sous le pied de Benoît Hamon qui souhaite mettre en avant la même proposition. Lui aussi plaide pour un "droit à mourir dans la dignité pour les personnes atteintes de maladies incurables".

Des maisons de retraites et des mesures pour les jeunes

Vincent Peillon souhaite montrer, lui, que "le progrès social peut encore exister". Il propose "un service public des maisons de retraite": 10 000 places par an pour 1,5 milliard d'euros. Autre idée, "pour les jeunes", celle-là: "que la transmission des patrimoines soit transformée, qu'on puisse donner plus jeune aux enfants qui démarrent" et "qu'on calcule la taxe sur celui qui reçoit et pas sur celui qui donne." Il s'agirait là d'une "vraie mesure pour les jeunes". "Le service civique obligatoire, c'est revenir à l'armée, c'est pas ça qu'ils veulent, les jeunes!", attaque-t-il Manuel Valls frontalement.

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Evoquant le cas d'"Hakim", un jeune dont les envois de CV restaient sans réponse jusqu'à ce qu'il se donne comme pseudonyme Stéphane, Arnaud Montebourg propose des "clauses d'embauche pour les jeunes des quartiers populaires".

Bennahmias préfère parler Europe

Assez consensuelle, Sylvia Pinel liste deux priorités: les "personnes âgées" ainsi que le "handicap". L'ancienne ministre du Logement propose notamment de "relancer un nouveau plan pour l'autisme".

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Iconoclaste comme à son habitude, Jean-Luc Bennahmias refuse la règle du jeu et préfère, lui, continuer le débat déjà entamé sur l'Union européenne. "Nous n'arriverons plus à 27 à faire fonctionner l'Europe", met-il en garde, appelant de ses voeux un "salaire minimum", un "socle social" et "fiscal" à travers le continent.