L'affaire ne changera pas le résultat du second tour entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen mais pourrait invalider le scrutin local. Dans la commune de Millas (Occitanie), les électeurs se sont vu proposer non pas deux mais trois piles de bulletins de vote, dans les quatre bureaux de la ville, après l'ajout de bulletins blancs, raconte France Bleu.
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Or, si le vote blanc est reconnu et décompté séparément du vote nul, le Conseil constitutionnel rappelle qu'il est de la responsabilité du seul électeur d'amener avec lui un bulletin vierge, s'il désire voter blanc. S'il est reconnu, le vote blanc n'est toujours pas comptabilisé parmi les suffrages exprimés.
Les bulletins frauduleux retirés un peu avant 13 heures
Alors, que selon France Bleu, des piles de bulletins blancs avaient déjà été proposées, lors du premier tour, le Front national local s'est cette fois saisi de l'affaire. Après une intervention de la préfecture des Pyrénées-orientales, les bulletins délictueux ont été retirés un peu avant 13 heures.
Le Conseil Constitutionnel a été alerté et pourrait invalider les résultats de la commune, alors que les résultats officiels du second tour doivent être annoncés mercredi.
Une initiative "contraire au code électoral" selon le FN
Conseiller municipal FN à Perpignan, Xavier Baudry dénonce auprès de France Bleu une initiative "contraire au code électoral" et une "mise à disposition de matériel électoral non conforme", tout en reconnaissant qu'une éventuelle annulation des résultats "ne changera pas le résultat global de l'élection présidentielle". Avec 53% des voix, Marine Le Pen est arrivée en tête dans la commune.
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De son côté, le maire PS de Millas Damienne Beffara explique que le Front national "a la défaite amère", et que "ces bulletins blancs ne changent pas la face du monde, de la France, ni même le résultat de la présidentielle".
