Evoquer le sujet de Donald Trump, c'était risquer une certaine tension entre Manuel Valls et Vincent Peillon. La veille sur BFMTV, ce dernier recommandait à l'ancien Premier ministre de "moins utiliser le mot 'guerre'". Lundi, Manuel Valls avait en effet déclaré que les propos de Donald Trump sur l'Union européenne et Angela Merkel étaient une "déclaration de guerre à l'Europe".

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Facétieux, les journalistes lancent donc à nouveau Vincent Peillon sur cette expression polémique. "Non clairement, il faut pas faire la guerre tout le temps et à tout le monde. Les Etats-Unis sont nos alliés", répond Vincent Peillon. Pour lui, si Donald Trump "fait beaucoup de déclarations", "il faut le juger aux actes" et garder "la tête froide".

"Vincent Peillon me rappelle mon vieux professeur"

Réplique immédiate de Manuel Valls: "Quand on se prépare à cette fonction, on ne peut pas regarder le monde avec les lunettes d'hier. Moi, je prends au sérieux les déclarations de Donald Trump, et c'est une vraie déclaration de guerre politique. Quand son projet c'est de casser l'Europe, briser l'Alliance Atlantique, il faut le prendre au sérieux. C'est une injonction pour l'Europe à être forte et unie."

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Aussitôt , Vincent Peillon répond: "Si on prend les mots au sérieux, n'employons pas le mot 'guerre'". "Vincent Peillon me rappelle parfois mon vieux professeur", contre-attaque Manuel Valls. Professeur, un terme "pas forcément disqualifiant", s'énerve du tac au tac l'ancien ministre de l'Education nationale.

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La dernière cartouche contre Manuel Valls est envoyée par Arnaud Montebourg: "Que Donald Trump ait un nationalisme exprimé de façon échevelée, personne n'en doute. Mais quand on se prépare à être chef d'Etat, s'indigner n'est pas utile, prépare une stratégie l'est davantage."