Ce lundi matin, Benoît Hamon a lancé depuis son QG de campagne le départ du Hamon Tour. Trois caravanes de militants volontaires vont maintenant sillonner la France jusqu'au 21 avril pour expliquer son projet, mais surtout pour défendre le revenu universel, une mesure qui divise encore dans son propre camp. Au total, les militants traverseront pas moins de "100 villes" pour aller à la rencontre des électeurs.

L'objectif est d'être dans le concret. "On veut montrer aux gens ce que, concrètement, ça changera pour eux dans six mois", explique dans Libération Julia Cagé, la chargée des questions économiques de la campagne du socialiste. Jugé "irréalisable" par certains, le revenu universel souhaité par Benoît Hamon a déjà dû revoir ses ambitions à la baisse. Dans sa dernière mouture, il concernerait d'abord les bénéficiaires du RSA, les bas salaires et les jeunes entre 18 et 25 ans, sous conditions de ressources et se chiffrerait à 35 milliards d'euros d'après ses calculs.

Un simulateur de revenu universel disponible sur son site

Parallèlement, un simulateur permettant de calculer l'aide potentielle que les citoyens pourraient toucher a été mis en ligne sur le site de Benoît Hamon. Encore une fois l'idée est de concrétiser la mesure auprès des électeurs, afin de la rendre plus palpable. Les militants du "Hamon Tour" auront d'ailleurs pour mission de faire découvrir ledit simulateur aux personnes rencontrées.

De leur côté, des militants de Jean-Luc Mélenchon ont raillé le socialiste en disant qu'il copiait l'idée du candidat de la France insoumise, qui le surclasse dans les derniers sondages. Ce dernier avait dévoilé son propre camion fin mars, dont le but est lui aussi d'aller à la rencontre de la population pour expliquer le programme de l'Avenir En Commun.