Vincent Peillon aura presque réussi à traverser ce premier débat de la primaire à gauche sans anicroche. Très appliqué et sérieux, comme l'ensemble de ses concurrents - à l'exception par moments du candidat écologiste Jean-Luc Bennahmias - l'ancien ministre de l'Education s'est pourtant rendu coupable d'une nouvelle maladresse.
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Interrogé sur les questions de sécurité et de terrorisme, Vincent Peillon a évoqué "l'origine musulmane" d'une des victimes de Mohamed Merah, le terroriste responsable des attaques de Toulouse et Montauban en 2012.
Sa langue a fourché (encore une fois)
Un épisode de plus dans la longue série de bévues de communication accumulées par le candidat depuis son entrée en campagne.
"Dans notre pays, des enfants juifs ont été tués - ça n'était pas arrivé depuis longtemps - d'une balle dans la tête il y a maintenant presque cinq ans [ainsi que] deux appelés du régiment, dont l'un était d'origine musulmane", a-t-il expliqué, très maladroitement, sans provoquer la moindre réaction d'un des sept candidats ou des journalistes présents sur le plateau.
"Où se trouve la 'musulmanie'?"
Le candidat à la primaire de la gauche n'est pas le premier à s'emmêler les pinceaux sur le même registre. Pendant la campagne présidentielle de 2012, Nicolas Sarkozy avait également inventé le concept de "musulmans d'apparence" en évoquant certaines des victimes de Mohamed Merah.
"Je rappelle que deux de nos soldats étaient, comment dire, musulmans, en tout cas d'apparence, puisque l'un était catholique, mais d'apparence comme l'on dit la diversité visible", avait détaillé le candidat président.
Comme en 2012 avec Nicolas Sarkozy, la sortie de Vincent Peillon ce jeudi soir n'a pas manqué de faire réagir Twitter:
Contactée par L'Express la semaine dernière au sujet des gaffes à répétition de l'ancien ministre de l'Education, l'équipe de Vincent Peillon avait évoqué des "malentendus" et déploré l'"attention excessive portée par le monde médiatique" à des "petites phrases mal comprises"... et désormais quasi-systématiques.
