Comme au bon vieux temps. Éliminé dès le premier tour de la primaire à gauche, Arnaud Montebourg a affiché ce vendredi sa proximité avec le favori du second tour, Benoît Hamon. Lors d'un déplacement dans une pépinière d'entreprises dans le 11e arrondissement de Paris, les deux anciens rivaux ont pu exprimer leur proximité de vue. Et les deux ex-trublions du gouvernement, débarqués ensemble par Manuel Valls en août 2014, d'anticiper une victoire dimanche qui serait "l'occasion de tourner la page d'un quinquennat rejeté par le peuple de gauche".
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L'ancien ministre du Redressement productif, qui a accordé son soutien à Benoît Hamon au soir du premier tour, a condamné "la dérive libérale" de la politique conduite par Manuel Valls. "Je suis là pour soutenir Benoît, faire en sorte qu'il l'emporte", a-t-il ajouté, qualifiant leur objectif commun de "belle alliance pour l'intérêt de la gauche et la France". Une référence à la "Belle Alliance populaire" qui chapeaute le scrutin.
Sur le revenu universel d'existence, principal point de divergence qui distingue ces deux figures de l'aile gauche du Parti socialiste, Arnaud Montebourg s'est contenté d'affirmer qu'ils allaient en "reparler". Comme le 22 janvier, le potentiel vainqueur de la primaire s'est félicité du soutien "précieux" de son ancien collègue du gouvernement. "Il faut parler aux écologistes, aux communistes, à ceux qui se revendiquent d'un engagement social, citoyen, radical parfois", a égrené Benoît Hamon.
"Être loyal, c'est accepter le verdict"
L'ex-ministre de l'Education nationale s'est également montré satisfait que Manuel Valls lui assure une forme de loyauté électorale à l'issue du second tour. Sur BFMTV ce vendredi, l'ancien Premier ministre a annoncé qu'il ne pourrait "défendre" le programme de Benoît Hamon, mais qu'il se montrerait "loyal" et s'effacerait à son profit.
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"Être loyal, c'est accepter le verdict", a abondé le député des Yvelines lors de son déplacement parisien. "Qu'il s'efface, ça ne me paraît pas choquant. Il a défendu un projet politique différent, avec des options très différentes de ce que pouvait proposer Arnaud ou moi", estime-t-il, ajoutant qu'il serait "incongru" que Manuel Valls "devienne porte-parole d'idées qu'il semblait combattre durant la primaire".
