Renaud a fait son choix. Le chanteur annonce ce lundi qu'il votera Emmanuel Macron lors de l'élection présidentielle, dans un message certifié par sa maison de disques et publié sur la page Facebook d'un groupe de fans qu'il utilise régulièrement.

Le fondateur d'En Marche! est "le seul qui me paraît intègre, le seul sans parti, le seul sans casserole au cul et la seule alternative aux Le Pen et aux Fillon", estime Renaud. "(...) Quant au PS divisé entre Hamon et Mélenchon, j'eusse voté pour eux si ils avaient trouvé une alliance mais il semble que se soit râpé, problème d'égos personnels", observe le chanteur.

"Quant aux petits candidats, ils représentent tellement peu que voter pour eux ou s'abstenir ce n'est que du pain béni pour l'extrême droite. Longue vie à 'En Marche'", conclut Renaud.

Des fans souvent déçus

Quelques heures après la publication du message du chanteur, de nombreuses personnes dénonçaient son choix, parfois avec virulence: "Renaud le phénix, je t'adore mais là je te comprends pas, Macron c'est un arriviste qui fait une politique de droite avec des gens de gauche..."

"Renaud qui a toujours défendu les petites gens serait prêt à voter Macron. Eh bien décidément tout fout le camp!", "Renaud je t'aime... mais Macron ????. Grosse déception... toi qui étais communiste tu votes pour le défenseur du système bancaire et des grandes fortunes...????", "Quel paradoxe entre tes chansons et ce choix... qui nous déçoit tellement!! Comment a-t-on pu être aussi engagé et avoir ce genre d'idées en vieillissant!! Triste..."

En septembre, Renaud évoquait Fillon

En septembre, Renaud avait dénoncé une "instrumentalisation hors contexte" de certains de ses propos en faveur de François Fillon, pour qui le chanteur s'était dit prêt à voter si ce candidat se retrouvait au second tour de la présidentielle face au Front national.

"Fillon, c'est un mec bien, honnête, je voterais pour lui s'il gagnait la primaire", avait affirmé quelques jours plus tôt le chanteur lors d'un salon du livre, selon des propos rapportés par le Figaro. Des propos dans la lignée de ceux qu'il avait tenus au printemps lorsqu'il avait qualifié l'ancien Premier ministre de "parfait honnête homme".

Grand soutien dans les années 80 du président socialiste François Mitterrand, l'auteur de Mistral gagnant avait assuré que ses déclarations s'inscrivaient "dans le cas d'un second tour des futures élections où un candidat des Républicains serait face à la candidate du Front national".