En dépit des inflexions de certains candidats à la primaire à gauche, les écologistes n'entendent pas se faire damer le pion. Invité d'iTélé, Yannick Jadot, candidat écologiste à l'élection présidentielle, a écarté ce lundi l'idée de s'allier à une candidature socialiste pour 2017, y compris celle de Benoît Hamon, estimant que la politique ne pouvait "plus être ça".
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A la question posée: si Benoît Hamon gagne la primaire, est-ce que vous le rejoignez? Yannick Jadot a répondu: "Mais non."
"Moi, je veux porter un vote d'adhésion"
"Et puis je fais quoi? Je rejoins Benoît Hamon? Et Benoît Hamon rejoint Jean-Luc Mélenchon? Qui rejoint Emmanuel Macron? Qui rejoint François Fillon? La politique, ça ne peut plus être ça", a ajouté le député européen.
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Le candidat écologiste a écarté l'hypothèse de se retirer avant le premier tour de la présidentielle au profit d'une autre candidature. Quand on lui demandait s'il allait être candidat au premier tour, Yannick Jadot a formellement répondu: "Oui."
"Vous avez trop de personnes dans notre pays qui votent par renoncement, qui votent par défaut, qui votent par colère. Moi, je veux porter un vote d'adhésion", a-t-il plaidé, pointant des divergences entre son programme et celui porté par le Parti socialiste.
Recherche de signatures difficile
"Quand je vois le logiciel politique du Parti socialiste, je n'imagine pas une seconde que le PS demain soit pour la sortie rapide du nucléaire", a-t-il aussi dénoncé, critiquant également Emmanuel Macron: "La communication fait qu'on a l'impression qu'il est né hier Emmanuel Macron. Non, il a été cinq ans dans ce gouvernement. Et je dois dire malheureusement que sur toutes les questions économiques, il a quand même plutôt soutenu le vieux monde du Medef et que sur les questions écologiques, c'est le vide", a-t-il fustigé.
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Interrogé sur sa recherche de parrainages, le candidat écologiste a par ailleurs déclaré qu'il travaillait toujours à réunir ses 500 signatures nécessaires. "Ça n'a jamais été facile pour les écologistes d'obtenir des signatures, surtout quand le processus est totalement verrouillé par les socialistes et Les Républicains", a-t-il déploré.
