Heureusement que Benoît Hamon a récemment mis en branle des "caravanes" pour faire de la pédagogie sur son projet de revenu universel d'existence. Au sein même de son équipe, certains semblent s'y perdre. Aurélie Filippetti, porte-parole du candidat socialiste à l'élection présidentielle, l'a illustré ce mardi matin sur BFMTV. Face à Jean-Jacques Bourdin, qui l'interrogeait sur le fonctionnement du dispositif, l'ancienne ministre de la Culture s'est trompée de plafond en deçà duquel un salarié est éligible au revenu universel. Elle le situe à "2200 euros par mois brut".

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Or, le site du candidat le délimite autrement: "Benoît Hamon mettra en place dès janviers 2018 la première étape du Revenu Universel d'Existence. Dès l'âge de 18 ans, pour toute personne gagnant moins de 1,9 smic brut par mois soit 2800¤ (ou 5600¤ pour un couple)."

Relancée par Jean-Jacques Bourdin, la députée de la Moselle se montre hésitante. Parle-t-elle d'un salaire net ou brut? "Euh... brut." Est-elle certaine? "Euh... je crois oui."

Jackpot de la primaire, boulet de la présidentielle

Une erreur qui tombe mal à deux titres: lundi, le "simulateur" de revenu universel lancé sur le site de campagne de Benoît Hamon a connu quelques difficultés. Les internautes revendiquant un salaire au-delà de 2200 euros brut mensuels et près de 300 euros d'allocations familiales se voyaient au final ponctionnés par le dispositif.

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Par ailleurs, plus globalement, le candidat investi par la Belle Alliance populaire a du mal, depuis sa victoire le 29 janvier, à prospérer sur cette mesure qui, justement, avait en partie fait son succès face à Manuel Valls. En témoigne l'évolution du dispositif, notamment début mars, lorsque ce qui était à l'origine présenté comme un revenu à dimension universaliste, versé sans condition d'âge ou de ressource, s'est mué en "complément" de 600 euros par mois pour certaines catégories de salariés.