C'est la proposition n°87 du programme de Marine Le Pen. "Créer une union civile (PACS amélioré) qui viendra remplacer les dispositions de la loi Taubira, sans effet rétroactif", autrement dit abroger la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe - qui a récemment fêté ses quatre ans - sans toutefois annuler les unions déjà scellées.

Si la candidate du Front national remportait l'élection présidentielle, le 7 mais prochain, Marion Maréchal-Le Pen assure qu'elle veillerait personnellement à l'application de cette mesure. Invité ce dimanche de BFMTV, elle a déclaré: "Ce ne sera pas une priorité, mais (...) c'est une promesse qui sera tenue et je m'en porterai garante, d'ailleurs (...) Donc cette loi sera abrogée."

Opposition à la PMA pour les couples de femmes

"Nous nous opposerons de la même manière à l'extension de la Procréation médicalement assistée aux couples de femmes", a-t-elle ajouté, en référence à la même proposition n°87 qui prévoit de "réserver la PMA comme réponse médicale aux problèmes de stérilité", et donc aux couples hétérosexuels. "De la même manière que nous allons nous opposer à la légalisation des mères porteuses et au contournement de cette loi", a poursuivi la conseillère régionale de Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Marine Le Pen souhaite maintenir l'interdiction de la gestation pour autrui (GPA) en France. De son côté, son rival Emmanuel Macron défend le maintien de la loi Taubira. Le candidat d'En Marche! s'est également dit en faveur de l'extension de la PMA aux couples de femmes, même s'il préfère attendre l'avis du Comité consultatif national d'éthique (qui devrait se prononcer sur le sujet dans les semaines à venir) pour se prononcer définitivement. La proposition n'est d'ailleurs pas inscrite dans son programme.

Un point de divergence avec Nicolas Dupont-Aignan

Enfin, Emmanuel Macron est contre la légalisation de la GPA mais pour que les enfants nés d'une GPA à l'étranger soient transcrits à l'état civil français.

Nicolas Dupont-Aignan, qui a fait alliance avec Marine Le Pen, ne souhaite pas revenir sur la loi Taubira. Le texte d'accord entre l'ex-candidat de Debout la France et la candidate frontiste n'évoque pas ce point de dissension.