C'étaient leurs ultimes conclusions. A l'issue de l'émission 15 minutes pour convaincre sur France 2 jeudi soir, les candidats à la présidentielle disposaient de quelques minutes pour adresser un ultime message aux électeurs. Mais c'est évidemment l'attentat sur les Champs-Elysées qui a pris le dessus.
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"Puisque je parle en premier je veux dire que nous adressons une pensée émue à la famille de la victime, à la famille du policier blessé", a tout de suite commencé Jean-Luc Mélenchon. "Pas de panique, les criminels n'auront pas le dernier mot face aux citoyens", rassure-t-il. "Mon devoir est de dire aussi que nous serons d'autant plus unis car il faut que la vie l'emporte sur la mort", ajoute-t-il, lyrique comme à son habitude.
Macron: "Présider, c'est protéger"
"Nous sommes au coeur d'une crise que vivent les Français, pas qu'une crise économique, sociale. Il faut être implacable à l'égard de ceux qui veulent remettre en cause les principes de la République", assure pour sa part Benoît Hamon.
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Premier à avoir réagi à chaud pendant l'émission sur l'attentat, Emmanuel Macron redit sa "solidarité à l'égard des forces de l'ordre". "Présider, c'est protéger, c'est la première mission du président de la République en tant que chef des armées, et j'y suis prêt", déclare le candidat qui s'était affiché la veille à Nantes avec le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. "Nous ne devons pas céder à la peur, donner le sentiment à nos assaillants que nous nous divisons."
Pour Fillon, il n'y a plus lieu de poursuivre la campagne
C'est en coulisse que "j'ai appris que le cauchemar recommençait une fois encore", confie Marine Le Pen, dont le QG de campagne ne se situe pas loin des Champs-Élysées. Si elle s'"associe aux messages de compassion pour les forces de l'ordre", la candidate du FN veut "aller plus loin". "Je veux qu'on mette un plan d'attaque, qu'on s'attaque à la racine du mal", exhorte-t-elle, martiale.
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Pour François Fillon, "il n'y a pas lieu de poursuivre ce soir ou demain une campagne électorale" au vu des événements. "Le combat contre le terrorisme dit être la priorité du prochain président de la République. Ce doit être un combat mondial. En tout cas ce sera ma priorité absolue", promet-il.
"La lutte contre le terrorisme, c'est la lutte contre la politique française"
De l'autre côté du spectre politique, Philippe Poutou assure: "Nous aussi, on est attristé, c'est un problème." "Mais la lutte contre le terrorisme, c'est à notre avis, la lutte contre la politique française à l'international, la lutte contre la vente d'armes à des pays connus pour soutenir le terrorisme." "La mémoire pour les morts, c'est pas que quand les policiers meurent, c'est aussi quand des employés se suicident, on est aussi victimes de l'exploitation des organisations patronales", assure-t-il.
Sur une ligne proche, Nathalie Arthaud, si elle exprime sa "solidarité avec les victimes de cet attentat" "rejette toute solidarité avec la politique de l'Etat français". "C'est une politique qui alimente le terrorisme, qui aggrave la situation."