A 49 ans, l'eurodéputé Yannick Jadot portera les couleurs d'EELV à l'élection présidentielle du printemps prochain. Le candidat de la primaire écologiste a obtenu 54,25% des voix. Les militants et sympathisants écologistes l'ont préféré à l'issue du second tour de la primaire interne à sa rivale Michèle Rivasi. La participation, de plus de 80%, a enregistré une hausse d'une dizaine de points par rapport au premier tour, le 19 octobre. Michèle Rivasi a reconnu sa défaite dans un tweet.
Voilà cinq choses à savoir sur Yannick Jadot, ce "méconnu du grand public".
Il a été un étudiant engagé
Yannick Jadot a fait ses premières armes dans la politique en participant à la création d'un mouvement étudiant, "La Déferlante", en 1986. Il étudie alors l'économie à l'université Paris-Dauphine et est chargé, notamment, d'organiser la manifestation d'hommage à Malik Oussékine.
Il a passé des années à militer
Après des expériences humanitaires au Burkina Faso, au Gabon et au Bangladesh au début des années 90, il intègre Solagral (Solidarité agricole et alimentaire), une ONG spécialisée dans le suivi des négociations internationales, en 1995. Il s'enorgueillit régulièrement d'avoir participé à ce titre "à la construction du mouvement altermondialiste" à Seattle, en 1999, ou à Porto Alegre, en 2001.
Après un bref passage dans l'équipe de campagne de Noël Mamère pour la présidentielle de 2002, il devient la même année directeur des campagnes de Greenpeace France. Il le restera jusqu'en 2008. Il participe à la création de "l'Alliance pour la planète" et prend part au Grenelle de l'Environnement en 2007

Yannick Jadot, engagé au deuxième tour de la primaire EELV, le 19 octobre 2016 à Paris
© / afp.com/BERTRAND GUAY
Il a failli être ministre
Yannick Jadot a manqué de peu l'occasion d'être ministre dans le premier gouvernement Ayrault, en 2012. Selon Dany Cohn-Bendit, dont il est proche, Cécile Duflot aurait glissé à François Hollande le nom de Pascal Canfin plutôt que le sien. Une perfidie que le député européen peine encore à digérer.
Il a été espionné
En mars 2009, Mediapart indique que l'ancien commandant de police Pierre François, adjoint au responsable de la sécurité auprès d'EDF, a été mis en examen dans un dossier d'espionnage informatique visant Yannick Jadot, alors directeur des campagnes de Greenpeace. Dans cette affaire, Pierre François est condamné à 6 mois de prison ferme et 10 000 euros de dommages et intérêts. EDF est relaxée.
Il pique des colères
Le 27 octobre dernier, au Parlement européen, Yannick Jadot interpelle le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker sur le traité de libre-échange Europe-Canada (CETA). La vidéo de son discours, postée sur son compte Facebook, est vue près de 1,5 million de fois. Son équipe en est très fière.
