Martine Aubry a vacillé. Elle a tremblé jusqu'au bout. Mais la maire sortante socialiste de Lille (Nord) a finalement été réélue de justesse à l'issue du second tour des élections municipales. Avec 40 %, Martine Aubry a battu de peu son adversaire écologiste, Stéphane Baly (39 %) : elle l'a devancé de 227 voix, a précisé son entourage à l'AFP.
"Il y a tellement de choses à faire dans cette crise et pour aller encore plus vite dans la transition écologique", a réagi la maire sortante de Lille. "J'ai entendu encore plus fort le message sur la nécessité d'une transition écologique. Nous n'oublierons pas ce qu'on dit les électeurs de Stéphane Baly", a-t-elle affirmé.
La maire PS depuis 2001, qui briguait un quatrième mandat, était arrivée en tête au premier tour (29,8 %) le 15 mars devant son allié écologiste de la mandature Stéphane Baly (24,5 %) et son ancienne directrice de cabinet, partie sous les couleurs du parti présidentiel, Violette Spillebout (17,5 %).
Une campagne du second tour tendue entre Aubry et les écologistes
Alors que les Verts avaient laissé planer le doute sur leurs intentions réelles, Martine Aubry et Stéphane Baly n'avaient pas fait alliance au second tour. Les deux camps, pourtant alliés durant la dernière mandature, n'étaient pas parvenus à s'entendre sur des dossiers de fond, comme la publicité, la vidéosurveillance ou encore les logements.
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La campagne de l'entre-deux-tours avait été tendue entre les deux adversaires. "Si les écologistes ont beaucoup apporté sur les deux premiers mandats, ils ne foutaient rien dans le dernier", a lâché Martine Aubry au JDD. "Ce n'est pas celle qui a construit l'impasse qui apportera demain la solution" rétorquait Stéphane Baly au JDD.
La maire PS de Lille Martine Aubry avait estimé mercredi être la seule candidate, au second tour des municipales, à avoir "l'expérience, les réseaux et les idées" pour "passer la récession qui s'annonce". Elle avait reçu un soutien inattendu dans la dernière ligne droite du scrutin : celui de la droite lilloise (8,2 au premier tour) qui appelait à voter pour la candidate socialiste.
