A quelques jours des dates limites, les préparatifs s'accélèrent pour les candidats -futurs ou déclarés- aux primaires de leurs partis en vue de l'élection présidentielle 2017.

Ce samedi, Cécile Duflot a ouvert le bal avec une lettre publiée par Libération. La député de Paris, qui écrit n'avoir "jamais fait mystère" de sa participation à la primaire d'EELV, y cite l'écologie et le féminisme comme piliers de son engagement. "Elle est prête", glissait la veille l'entourage de la député de Paris et ancienne ministre du Logement au journal.

Il n'a pas été question de primaire dans le discours d'Arnaud Montebourg dimanche à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), au cours duquel il a annoncé être officiellement candidat à la présidentielle de 2017. Montebourg a dévoilé les grandes lignes de son projet "audacieux, unificateur, patriotique, républicain et volontariste". Un "projet de gauche, une gauche ancrée dans la réalité", a ajouté l'ancien candidat à la primaire socialiste, en 2011.

La candidature de ces deux anciens ministres intervient moins d'une semaine avant une autre, qui n'est toujours pas officielle: celle de Nicolas Sarkozy.

Le faux suspense Sarkozy

La primaire d'EELV, à laquelle Cécile Duflot va donc prendre part, se tient fin octobre, à une date qui reste encore à définir. Les candidats, qui peuvent être issus de la société civile, ont jusqu'à la fin août pour se déclarer. Nicolas Hulot a annoncé qu'il n'en ferait pas partie.

La primaire à gauche, déclinée par EELV et donc manifestement par Arnaud Montebourg, doit avoir lieu les 22 et 29 janvier prochains, à moins de six mois du premier tour de l'élection présidentielle. Benoît Hamon s'y est déclaré candidat, de même que Gérard Filoche et François de Rugy. Martine Aubry, elle, a annoncé qu'elle ne s'y présenterait pas.

Ces deux annonces du weekend devancent celle de Nicolas Sarkozy, attendue aux alentours du 25 août. Le président du parti Les Républicains affronterait, entre autres candidats de la primaire à droite du 20 novembre, le maire de Bordeaux Alain Juppé, favori des sondages. Sa candidature signerait la fin d'un faux suspense: le financement comme son QG de campagne sont déjà au point. Seule sa succession à la tête du parti semble encore poser problème.