"Bonne chance pour sa reconquête: ce n'est pas en restant deux jours à Dijon" que cela se produira. L'ancien ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a affiché ses doutes, ce lundi matin sur LCI, quant à la nouvelle stratégie de déplacements "longs" du président François Hollande, actuellement dans la capitale de la Bourgogne.
Avant de souffler le chaud et le froid: "La politique pratiquée par François Hollande n'est pas bien différente de la politique pratiquée par Nicolas Sarkozy, avec des tempéraments complétement différents." L'ex-ministre du quiquennat Sarkozy avait avoué, fin janvier, avoir voté "sans aucun état d'âme" pour François Hollande. Et se décrivait comme "un homme de gauche".
Ici à Dijon, cette pédagogie des réformes engagées par le gouvernement est une tentative, pour le chef de l'Etat, de redresser les sondages d'opinions dans lesquels il bat des records d'impopularité.
"Comme il avait promis beaucoup de choses qui paraissaient dater d'un autre siècle quant aux recettes proposées, maintenant le président de la République se rend compte que c'est beaucoup plus difficile", analyse Bernard Kouchner. Il juge "probable" que le candidat Hollande était conscient, avant l'élection, de ces difficultés.
Mais "malheureusement en politique, si on dit vraiment tout ce qu'on pense, on général on n'est pas élu", s'est justifié Bernard Kouchner. En 2007, François Hollande, alors à la tête du PS, l'avait exclu du parti en raison de son entrée dans le gouvernement de François Fillon.
