Face à une cinquième vague fulgurante et un variant Omicron très contagieux en embuscade, le gouvernement réunit ce vendredi un nouveau conseil de défense sanitaire avant d'annoncer peut-être de nouvelles mesures d'ici les fêtes de fin d'année. Pour répondre aux défis, le gouvernement devrait de nouveau miser sur une accélération de la vaccination et de la dose de rappel, qui pourrait protéger en partie du variant Omicron.
Jordan Bardella : "La troisième dose est plus politique que sanitaire"
Sur BFMTV et RMC, ce vendredi matin, le président du Rassemblement national Jordan Bardella a rappelé que sa formation politique défendait "la liberté vaccinale". "Chacun doit faire établir son diagnostic sur la vaccination en fonction de la balance bénéfice - risque", a estimé le député européen. Selon lui, "la troisième dose est plus politique que sanitaire". "Nous nous interrogeons sur l'utilité d'engager le pays sur une troisième dose. On va totalement à vue sur cette troisième dose", a-t-il dit.
Pour Jordan Bardella, "nous n'avons pas pour l'instant de recul sur l'efficacité de cette troisième dose". Il a ajouté : "Si le vaccin empêchait la transmission, je dirais banco... Il empêche les formes graves mais pas la transmission, pourquoi ne le dit-on pas assez ?" Pour le président du RN, le gouvernement "utilise cette épidémie probablement pour jouer sur les peurs".
Jordan Bardella a par ailleurs annoncé que le slogan de campagne de Marine Le Pen sera "une femme d'Etat pour la France". La candidate du RN à la présidentielle lancera véritablement sa campagne le 15 janvier à Reims lors d'une "convention présidentielle".
Stéphane Séjourné : "Notre aiguillage est la pression hospitalière"
Alors que le conseil de défense se tient ce vendredi, "notre aiguillage est évidemment la pression hospitalière", a rappelé sur France 2 Stéphane Séjourné. "S'il y a des protections supplémentaires à prendre pour la population, nous les prendrons", a précisé le président du groupe Renew au Parlement européen. "Avec la vaccination et la troisième dose, ce virus devient de moins en moins dangereux, en tout cas si l'ensemble de la population est vacciné", a estimé ce proche d'Emmanuel Macron.
La Macronie cible désormais Valérie Pécresse depuis sa victoire au Congrès LR. "Je conseille aux candidats à la présidentielle de convaincre les Français plutôt que d'empêcher les autres de parler, ça serait la meilleure chose à faire", a déclaré Stéphane Séjourné, alors que la candidate LR à la présidentielle avait saisi le CSA à propos de l'interview du chef de l'Etat mercredi sur TF1 et LCI. "Nous avons un bilan et nous défendrons notre bilan. Il faudra que les candidats à la présidentielle démontrent qu'ils auraient fait mieux que nous dans cette période", a affirmé Stéphane Séjourné.
Il a poursuivi : "Emmanuel Macron est cohérent politiquement, il l'a dit depuis 2017 : il y a un 'en même temps' avec le meilleur de la gauche et le meilleur de la droite". "Il y avait besoin de protéger, nous l'avons fait, il y avait besoin de réformer ce pays, nous l'avons fait", a estimé Stéphane Séjourné, qui s'est félicité : "si l'on regarde les gouvernements qui se sont succédé, aucun d'entre eux n'a réussi à élargir sa base électorale pendant qu'il gouvernait, là, ce gouvernement n'a pas rétréci sa base mais il l'a plutôt élargie".
Julien Denormandie : "Qui peut dire qu'Emmanuel Macron n'aurait pas bien géré la crise ?"
Sur CNews, un autre proche d'Emmanuel Macron, Julien Denormandie, a loué la gestion de la crise du Covid du chef de l'Etat. "Tout le monde reconnaît que pendant cette période incroyablement difficile, le gouvernement, le président de la République a été là sur le sanitaire, sur l'économie", a-t-il ainsi souligné. "Qui aujourd'hui de bonne foi peut dire qu'Emmanuel Macron n'aurait pas bien géré la crise ?" s'est interrogé le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation. "Tout le monde reconnaît que pendant cette période incroyablement difficile le gouvernement et le président de la République ont été là sur le sanitaire et l'économie", a-t-il complété.
Julien Denormandie a estimé qu'Emmanuel Macron "a réformé beaucoup plus que la droite ne l'avait fait" et que le président de la République "a fait les réformes que la droite aurait voulu faire et qu'elle n'a jamais faites", comme la réforme de la SNCF et la réforme du droit du travail.
Ségolène Royal : "Christiane Taubira est une solution s'il y a une dynamique d'union"
Candidature en approche ou emballement sans lendemain ? A quatre mois de la présidentielle, le nom de Christiane Taubira agite la gauche, des entourages des candidats aux électeurs, en quête de rassemblement. L'ancienne ministre va sortir de son silence ce vendredi. "Elle m'a informée qu'elle allait parler mais elle ne m'a pas dit ce qu'elle allait dire", a précisé Ségolène Royal sur LCI.
"Christiane Taubira est une solution s'il y a une dynamique d'union", a lancé l'ex-candidate à la présidentielle du PS. "C'est une figure symbolique de la gauche mais ça n'a de sens que si tout le monde se rassemble autour d'elle" a-t-elle précisé. "Je ne change pas cette ligne que j'ai depuis le départ : la gauche doit s'unir", a ajouté Ségolène Royal.
