C'est un dispositif qui concernait encore 1,3 million de salariés du secteur privé en août, selon les dernières données du ministère du Travail. Utilisé largement depuis près de six mois, soit dès le début du confinement mi-mars pour "éviter des licenciements", le dispositif d'activité partielle, ou chômage partiel, est maintenu jusqu'à la fin de l'année à 100 % pour tous les secteurs protégés, et non le seul secteur de l'hôtellerie-restauration. C'est ce qu'a annoncé ce mercredi à l'AFP la ministre du Travail, Élisabeth Borne.
"On a pris la décision de maintenir l'activité partielle avec zéro reste à charge pour tous les secteurs protégés" comme la culture, l'événementiel ou le sport, a déclaré Élisabeth Borne. Elle a invoqué un souci de "lisibilité" après la décision en ce sens prise mardi pour l'hôtellerie-restauration. Les secteurs protégés, les plus touchés par la crise provoquée par le coronavirus, sont listés en annexe d'un décret de juin 2020 consacré à l'activité partielle. Ils auraient dû avoir un reste à charge de 15 % à compter du 1er novembre.
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"Nous sommes bien conscients que les mesures sanitaires qui sont indispensables peuvent mettre en difficulté certains secteurs", et "on se donne jusqu'à la fin de l'année", a expliqué Élisabeth Borne. La ministre a ajouté que cela permettra de "rediscuter avec eux des protocoles sanitaires et donc aussi des messages qu'on peut passer à leurs clients potentiels pour les rassurer".
La ministre du Travail a précisé que les entreprises qui signeraient un accord d'activité partielle de longue durée - dispositif qui s'ajoute depuis fin juillet au chômage partiel classique -, "auront droit au taux le plus favorable" tant que le secteur bénéficie de la mesure exceptionnelle. Ils ne seront donc pas pénalisés s'ils signent un accord d'ici la fin de l'année.
