Comme le veut le protocole, Emmanuel Macron a déposé ce 11-novembre une gerbe de fleurs au pied de la statue de Georges Clemenceau, située en bas des Champs-Elysées, avant de remonter l'avenue. Comme le président actuel, Nicolas Sarkozy s'est lui aussi recueilli devant la statue de celui qui demeure l'une des figures marquantes de la politique du début du XXe siècle.
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Interrogé par France 2 sur le fait que "le Tigre" était classé à gauche à l'époque, Nicolas Sarkozy a d'abord présenté sa propre version du personnage: "Clemenceau c'est surtout un patriote", a estimé l'ancien chef de l'État. "C'est un homme qui a montré, dans l'histoire de France, que la volonté pouvait soulever des montagnes. Et il s'est révélé notamment, bien sûr, en gagnant la première guerre mondiale."
Un lien avec son histoire personnelle
Nicolas Sarkozy a ensuite glissé un commentaire qui semble faire écho à sa propre histoire. "Le destin est cruel. Parce qu'un an après [l'armistice], Clemenceau a été battu à l'élection présidentielle. Certes, ce n'était pas au suffrage universel. Mais on a oublié le nom de celui qui l'a battu. L'ingratitude ça existe... pour des hommes comme Clemenceau." L'extrait vidéo est à revoir sur Franceinfo.
