BRÉSIL

Lula de retour au pouvoir

Le match du second tour de la présidentielle s'est avéré beaucoup plus serré que prévu. Le candidat de gauche Luiz Inacio Lula da Silva l'a emporté le 31 octobre, élu avec 50,9 % des voix contre le président sortant d'extrême droite Jair Bolsonaro.

Douze ans après avoir quitté le pouvoir, Lula, passé par la case prison pendant 580 jours (pour corruption) revient pour un troisième mandat dans un Brésil métamorphosé par quatre ans de "bolsonarisme". "Il devra faire face à une opposition farouche, organisée et sans scrupule" prévient le quotidien O Globo.

LIBAN-ISRAËL

Accord et détente à la frontière

Après des années de négociations et de tensions, le Liban et Israël ont signé, le 27 octobre, un accord pour délimiter leur frontière maritime, permettant aux deux pays de se répartir des gisements gaziers en Méditerranée orientale. Les deux camps célèbrent une victoire, Israël y voyant une reconnaissance de facto de l'Etat hébreu par son voisin, et le Liban de précieux bénéfices économiques. "Le Hezbollah a pour sa part annoncé qu'il mettait fin à ses mesures militaires 'exceptionnelles' mises en place ces derniers mois et qui avaient laissé Israël sur le qui-vive", souligne L'Orient-Le Jour.

IRAN

Le régime réprime les manifestations dans le sang

Le pouvoir iranien n'a pas hésité à réprimer les manifestations dans le sang, en autorisant la police à tirer dans la foule le 26 octobre, dans la ville de Saqqez (nord-ouest). Selon Human Rights Watch, au moins 141 personnes, dont des enfants, seraient mortes dans les répressions depuis le début des émeutes qui ont suivi la mort de la jeune Mahsa Amini après son arrestation par la police des moeurs.

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Alors que "les femmes ont été en première ligne, agitant leurs foulards en l'air, les brûlant et se coupant même les cheveux en public", ces protestations "sont devenues l'un des défis les plus importants de la République islamique depuis la révolution iranienne de 1979, résume la BBC.

MALI

Avec Wagner, l'insécurité grandit

Près d'un an après l'arrivée des mercenaires russes de Wagner sur le sol malien, Washington tire la sonnette d'alarme. "La junte malienne a invité Wagner dans le pays. Et la situation terroriste n'a fait que s'aggraver", a affirmé le 26 octobre Victoria Nuland, la sous-secrétaire d'Etat américaine, de retour d'une tournée au Sahel. Ces six derniers mois ont été marqués par une hausse de 30% des actes terroristes, a-t-elle précisé.

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"Ces propos contredisent ceux des militaires qui ont pris le pouvoir par la force en 2020 dans ce pays", relève le site Africanews. Les autorités maliennes, qui se sont détournées depuis un an de l'allié français et de ses partenaires, et tournées vers la Russie, répètent "avoir mis en débandade les groupes djihadistes".

FRANCE-ALLEMAGNE

La vraie-fausse réconciliation

Le déjeuner entre le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz devait détendre l'atmosphère glaciale entre Paris et Berlin ces dernières semaines, en raison notamment de différends sur la défense européenne et la crise énergétique. Le premier a reçu le second à l'Elysée le 26 octobre. Une rencontre "très constructive", d'après l'entourage du chef de l'Etat français. "Un succès total" selon un responsable allemand. "Mais la conférence de presse annulée à l'issue du tête-à-tête raconte une tout autre histoire, comme un camouflet à Scholz", analyse Politico.

ÉTATS-UNIS

Imbroglio démocrate autour de l'Ukraine

Le 24 octobre, une lettre signée par 30 députés de l'aile gauche du Parti démocrate a été envoyée à Joe Biden, demandant au président américain d'engager des négociations de paix "au plus vite" avec Vladimir Poutine.

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"L'aspect le plus controversé de cette lettre était sans doute la proposition faite à Biden de réfléchir à 'des incitations pour mettre fin au conflit, comme un allégement des sanctions' contre la Russie", indique The Guardian. Dès le lendemain, les élus démocrates se sont rétractés, expliquant que la lettre datait de plusieurs mois et n'aurait pas dû être envoyée. Surtout à quelques jours des élections de mi-mandat...

CHINE

La surveillance s'étend

Les autorités néerlandaises ont annoncé le 26 octobre enquêter sur des informations de l'ONG Safeguard Defenders selon lesquelles la Chine aurait installé 54 "postes de police illégaux" dans 21 pays (dont deux aux Pays-Bas et trois à Paris). Selon des médias néerlandais, ces sites établis depuis 2018 à Amsterdam et Rotterdam prétendent offrir une assistance diplomatique aux ressortissants chinois, sans toutefois avoir été déclarés. Ils serviraient en réalité à faire taire des opposants politiques. La Chine dément. Cette affaire intervient dans un contexte tendu entre Pékin et l'Europe. "Un récent document préparé par le service des affaires étrangères de l'Union européenne à l'attention des Etats membres suggère que ces derniers durcissent leur attitude à l'égard de la Chine", souligne le Financial Times.

COREE DU SUD

L'horreur pour Halloween

La fête a viré au cauchemar. Un mouvement de foule a provoqué la mort d'au moins 154 personnes - dont un Français -, à Séoul, le 29 octobre, dans le quartier d'Itaewon, où des dizaines de milliers de jeunes étaient rassemblés pour Halloween. "Certains critiques disent que le gouvernement de la ville de Séoul et la police auraient dû prendre des mesures de prévention des accidents adaptées, en prévision d'une foule record", indique le Korea Times, qui relève notamment des "signaux d'avertissements", comme des bousculades, la veille, dans la ruelle à l'épicentre du drame.