ETATS-UNIS. Haro sur le pétrole russe
Le 8 mars, le président américain Joe Biden a ordonné un embargo sur les hydrocarbures russes. "Les sanctions contre l'industrie pétrolière et gazière russes avaient dans un premier temps été écartées, les responsables américains et européens s'inquiétant d'une flambée mondiale des prix", souligne la chaîne CNN. Mais le chef de l'Etat a finalement cédé sous la pression des députés américains des deux camps et de Volodymyr Zelensky, le président ukrainien. Le pétrole russe ne représente toutefois que 8% des importations américaines et le pays n'importe pas de gaz provenant de Russie.
COLOMBIE. La percée de la gauche aux législatives
L'opposant de gauche Gustavo Petro a fait d'une pierre deux coups le 13 mars. L'ancien maire de Bogota a d'abord savouré la percée de sa coalition, le "Pacte historique", aux législatives. Arrivée première au Sénat (17 sièges sur 102), elle prend la deuxième position à la Chambre basse.
Le même jour, les électeurs votaient aux primaires des principaux partis pour choisir les candidats de la présidentielle du 29 mai. Et l'ex-guérillero Gustavo Petro a été désigné haut la main pour représenter son camp. "La gauche monte en puissance sur tous les fronts pour la course à la présidentielle", écrit El Pais. Un fait notable dans ce pays où elle n'a jamais gouverné.
POLOGNE. L'accueil des réfugiés chez l'habitant s'organise
Dans les gymnases, dans les bâtiments publics, à l'hôtel où chez des proches : le 14 mars, plus de 1,8 million de réfugiés ukrainiens avaient déjà posé leurs valises en Pologne, sur un total de près de 3 millions recensés à la suite de l'invasion russe.
Mais le pays fait face à des difficultés grandissantes : "Il y a une pénurie de lits et de nourriture pour les réfugiés à Cracovie", rapporte le quotidien Rzeczpospolita. Ainsi, l'aide des particuliers se révèle indispensable. Le gouvernement a donc annoncé qu'une allocation de 8 euros par jour et par personne serait distribuée à ceux qui accueillent des Ukrainiens.
RUSSIE. Pékin appelé à la rescousse ?
La discussion a duré sept heures, le 14 mars, entre des hauts diplomates chinois et américains. Au coeur de l'entretien : le soutien potentiel de la Chine à la Russie dans la guerre en Ukraine. La veille, des officiels américains avaient déclaré que Moscou avait sollicité l'assistance financière et militaire de Pékin.
"La façon dont le dirigeant chinois Xi Jinping choisira de soutenir Poutine - qu'il a rencontré 38 fois - pourrait donner un signal clair sur la force de leur relation", commente Politico. De son côté, Pékin a démenti la nouvelle le 14 mars et dénoncé une "désinformation" en provenance des Etats-Unis.
MALI. Recrudescence d'attaques djihadistes
Le 22 février, l'armée malienne affirmait que les terroristes étaient "de plus en plus fébriles" et "en débandade". Ces derniers semblent pourtant loin d'être vaincus. Alors que les militaires français de Barkhane ont débuté leur retrait le mois dernier, les attaques djihadistes se multiplient. Selon différentes sources, des dizaines de civils et de combattants d'un groupe touareg ont été tués dans la région de Ménaka (nord du Mali) vers le 10 mars. "Le front n'est pas du tout paisible, la tension semble monter partout", s'inquiète Le Républicain à Bamako.
Le 22 février, l'armée malienne affirmait que les terroristes étaient "de plus en plus fébriles" et "en débandade". Ces derniers semblent pourtant loin d'être vaincus. Alors que l'armée malienne ne coopère plus avec les militaires français de Barkhane (ils ont débuté leur retrait le mois dernier), les attaques djihadistes [ATTENTION IL MANQUE UNE ESPACE ICI] se multiplient. Selon différentes sources, des dizaines de civils et de combattants d'un groupe touareg ont été tués dans la région de Ménaka (nord du Mali) vers le 10 mars. "Le front n'est pas du tout paisible, la tension semble monter partout", s'inquiète Le Républicain à Bamako.
INDE. Dans l'Uttar Pradesh , les femmes votent Modi
Le Bharatiya Janata Party (BJP) remporte une écrasante victoire électorale lors des législatives du 10 mars dans l'Etat clef d'Uttar Pradesh (nord), le plus peuplé du pays. Avec ce succès local, le Premier ministre nationaliste hindou, Narendra Modi, renforce sa position en vue des élections nationales, en 2024.
Le Hindustan Times tire une autre leçon du scrutin : "En portant leurs voix en grand nombre sur le BJP, les femmes ont joué un rôle crucial dans la victoire", indique le quotidien. Et cela malgré les accusations de l'opposition, qui reproche à Narendra Modi de transformer l'Inde en une "démocratie illibérale".
CHINE. Face à la plus grave crise de Covid-19
Confinements, construction d'hôpitaux de fortune, tests massifs... Le cauchemar du Covid-19 recommence. La Chine est confrontée à sa pire vague épidémique en deux ans. Depuis le 13 mars, les 17 millions d'habitants de la ville de Shenzhen ne sont autorisés à sortir que pour les achats de produits de première nécessité.
Le virus a été détecté dans 16 provinces et dans les mégapoles de Pékin, Tianjin, Shanghai et Chongqing. Cette crise "reflète les lacunes du système de santé chinois", estime le Financial Times, qui relève la faible efficacité des vaccins produits localement.
