L'armée syrienne, appuyée par l'aviation russe, entre dans Palmyre contrôlée par l'organisation Etat Islamique, selon l'Observatoire syrien des Droits de l'Homme (OSDH).

"Les forces du régime sont entrées dans Palmyre du côté sud-ouest, dans le quartier al-Gharf à l'issue de combats contre l'EI", a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire, précisant que l'armée avançait "lentement en raison des mines" plantées par les djihadistes.

Selon plusieurs agences, un membre des forces spéciales russes a été tué dans les combats près de Palmyre.

Palmyre était contrôlée par le groupe Etat islamique (EI) depuis mai 2015. Dès la prise de la ville, le groupe djihadiste avait fait exploser la prison de Palmyre. L'opposition syrienne en exil, hostile aussi bien au régime qu'à l'EI, avait regretté la destruction de ce "symbole de la terreur des Assad".

Le 18 août 2015, l'EI qui s'était emparé de la totalité de la ville de Palmyre trois mois auparavant, avait décapité celui qui dirigea pendant cinquante ans le service des Antiquités de la cité, Khaled al-Assaad, âgé de 82 ans.

De nombreuses destructions

Moins d'une semaine après, l'EI, qui considère les statues humaines ou animales comme de l'idolâtrie, amputait Palmyre de ses plus beaux temples, ceux de Bêl et Baalshamin, détruits à coups d'explosifs. Et en septembre, il détruit plusieurs des tours funéraires de la cité, avant de réduire en poussière le célèbre Arc de triomphe.

Avant le début du conflit en Syrie en 2011, plus de 150.000 touristes visitaient cette oasis du désert située à 210 km au nord-est de Damas, aux 1.000 colonnes, aux statues et à la formidable nécropole de 500 tombes.