Un vestige de plus réduit à néant? Les djihadistes du groupe Etat islamique ont fait exploser une partie du temple de Bêl, considéré comme le plus important de la cité antique de Palmyre en Syrie, ont indiqué ce lundi une ONG et des militants. Cette information tend à confirmer les déclarations de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) qui indiquait, dimanche, que les djihadistes avaient placé des explosifs à l'intérieur du temple de Bêl, détruisant partiellement le bâtiment.

temple de baal
© / AFP PHOTO/JOSEPH EID
Mohammed Hassan al-Homsi, un militant de Palmyre, a lui aussi fait état de la destruction partielle du temple. "Ils ont utilisé des récipients et des barils remplis d'explosifs, préparés d'avance." Cependant, le directeur général des Antiquités et des musées de Syrie, Maamoun Abdelkarim, a affirmé ne pas être en mesure de confirmer cette destruction. "Des rumeurs sur ces ruines circulent toujours et il faut faire attention avec ce genre d'informations."
Une longue liste de destructions
Si l'information se confirme, cette destruction viendrait s'ajouter à une liste déjà longue. Le 23 août dernier, les djihadistes de l'organisation Etat islamique, qui occupent de vastes régions du pays plongé dans la guerre civile, ont détruit le temple de Baalshamin, le sanctuaire le plus important du site de Palmyre après celui de Bêl, selon le musée du Louvre à Paris.
Le site de Palmyre, situé dans la province de Homs dans le centre du pays, est classé au patrimoine de l'Humanité. Il a été conquis en mai par l'EI qui a déjà détruit plusieurs joyaux archéologiques en Irak, pays voisin de la Syrie où il sévit également.
Après avoir pris Palmyre, l'EI a miné la cité antique en juin et a exécuté dans et à l'extérieur de la ville plus de 200 personnes dont 20 abattues dans le théâtre antique.
