ETATS-UNIS
Perquisition choc chez Donald Trump
Les agents du FBI ont débarqué le 8 août à Mar-a-Lago (Floride) pour fouiller la luxueuse résidence de l'ancien président. "Ils ont même forcé mon coffre-fort !", s'est indigné Donald Trump, comparant ce raid au Watergate. La police enquête sur une possible violation de la loi sur l'espionnage, le milliardaire ayant fait main basse sur des documents classifiés.
Certains concerneraient des armes nucléaires, selon le Washington Post. Cette perquisition inhabituelle "souligne la profonde inquiétude des responsables gouvernementaux quant aux types d'informations" que Donald Trump pourrait encore détenir, souligne le quotidien.
TAÏWAN
Pékin durcit le ton
Une première depuis 22 ans. Pékin a publié le 10 août un livre blanc sur Taïwan, réitérant la nécessaire "réunification" de la Chine et de l'île, que le régime communiste considère comme une de ses provinces. Les autorités y affirment que cette prise de contrôle est "indispensable à la régénération de la Chine" et indiquent "ne pas renoncer à l'usage de la force", relève le site Asia Times qui insiste sur la "radicalisation" du discours. L'armée chinoise a mené des exercices militaires sans précédent en riposte à la visite à Taipei, le 4 août, de Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants des Etats-Unis.
RWANDA, RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO, AFRIQUE DU SUD
La tournée de Blinken en Afrique
Après Emmanuel Macron et Sergueï Lavrov, le ministre des Affaires étrangères russe, le chef de la diplomatie américaine s'est rendu en Afrique du 7 au 11 août. Outre l'Afrique du Sud, Antony Blinken a visité la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, à couteaux tirés. Il a notamment évoqué les soupçons qui pèsent sur le Rwanda, suspecté de soutenir une rébellion armée à l'est de la RDC. "Après avoir ignoré un temps l'Afrique, les Etats-Unis cherchent à rattraper leur retard et à contrer l'influence croissante de Pékin et de Moscou dans la région", analyse le site de la radio publique Voice of America.
TURQUIE
Premières livraisons de blé ukrainien
Plusieurs navires chargés de céréales ont quitté les ports ukrainiens en direction du Moyen-Orient, touché de plein fouet par la pénurie de blé et l'inflation qu'elle provoque. Le premier cargo, le Razoni, a accosté le 11 août en Turquie et devait se diriger en Egypte. Depuis l'accord négocié par l'ONU entre Kiev et Moscou pour ouvrir un corridor humanitaire, une quinzaine de bateaux sont partis d'Ukraine, cinquième exportateur mondial de blé. "Les prix des céréales, y compris le maïs et le blé, sont maintenant tombés aux niveaux d'avant-guerre, en partie en prévision de l'augmentation des approvisionnements", précise le Financial Times.
UKRAINE
La centrale de Zaporijia inquiète
L'Agence internationale de l'énergie atomique a jugé "l'heure grave" le 11 août, après des bombardements sur l'usine nucléaire de Zaporijia, la plus grande d'Europe. La Russie, dont l'armée occupe la zone depuis début mars, a rejeté les appels de l'ONU pour une zone démilitarisée. Moscou et Kiev s'accusent mutuellement de risquer une catastrophe nucléaire.
L'inquiétude est d'autant plus forte que la région pourrait bientôt devenir une nouvelle ligne de front. "Les combats se sont intensifiés ces derniers jours en prévision de ce que l'Ukraine qualifie de contre-offensive planifiée dans le Sud", rappelle le Guardian.
ROYAUME-UNI
La grogne sociale dure
Les avis de grève n'en finissent plus de tomber à travers tout le pays, étranglé par l'inflation, qui dépasse 9%. Dans les trains, le métro, à la poste, dans les télécoms, ou encore chez les avocats... Les mouvements sociaux se multiplient au Royaume-Uni. Après une grève historique des cheminots en juin, les conducteurs de train ont arrêté le travail le 13 août, provoquant d'importantes perturbations. L'été noir n'est pas terminé, puisque les dockers du port Peel de Liverpool ont voté le 15 août un appel à la grève. Il s'agit du "quatrième port de Grande-Bretagne en volume", rappelle Politico.
BRÉSIL
Les pro-démocratie se mobilisent
A deux mois de la présidentielle, des milliers de Brésiliens ont manifesté dans plusieurs grandes villes, le 11 août, pour défendre la démocratie. Ils redoutent que le chef de l'Etat d'extrême droite, devancé dans les sondages par son rival de gauche Lula, ne s'accroche au pouvoir.
Jair Bolsonaro martèle qu'une fraude se prépare, inspiré par son idole, l'ancien président américain Donald Trump. Près d'un million de citoyens ont par ailleurs signé un manifeste contre sa dérive autoritaire. "La lettre, lue à la Faculté de droit de l'Université de São Paulo, rappelle une autre similaire émise en 1977 contre la dictature", note El Pais.
