ARGENTINE

La mort de Maradona déchaîne les foules

Au lieu d'une foule recueillie - comme lors des obsèques des autres grands mythes argentins, Eva Perón ou Carlos Gardel, le roi du tango -, ce sont de fans indisciplinés qui ont donné le ton des trois jours de deuil national décrété en hommage au "pibe de oro" (le gamin en or). Dans la file d'attente conduisant au palais présidentiel, où se trouvait exposée la dépouille de la légende du football, certains ont perdu patience. Des incidents ont éclaté à l'extérieur et dans la cour de la Casa Rosada. "Un final exagéré et en désordre, un final maradonien", écrit le quotidien Perfil.

ÉTATS-UNIS

Un ancien conseiller gracié par Trump

Le président l'affirme désormais, il quittera la Maison-Blanche "si les grands électeurs confirment Biden". Mais avant l'expiration de son mandat le 20 janvier, Donald Trump conserve le droit de grâce, qu'il a accordé le 25 novembre à son ex-conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, le premier de ses proches mis en cause dans l'enquête sur l'ingérence russe dans la campagne présidentielle de 2016.

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"Trump gracie Flynn pour sauver sa peau", estime le site du mensuel The Atlantic. Il "offre sa clémence à ceux qui, à des degrés divers, ont encore son destin entre leurs mains".

BURKINA

Le président sortant réélu au premier tour

Comme son homologue ivoirien, Roch Marc Christian Kaboré avait promis un "coup KO", une victoire dès le premier tour de la présidentielle. Pari gagné pour le chef de l'Etat sortant, élu avec 57,8 % des voix, selon les résultats proclamés le 26 novembre. Mais le vainqueur doit être conscient qu'il "ne bénéficiera pas d'état de grâce de la part d'un peuple burkinabé meurtri par les attaques terroristes", prévient le site d'info Wakat Séra. Ce sera le défi n°1 du président, impuissant jusqu'à présent face à un fléau qui a conduit 1 million de ses compatriotes à fuir leur foyer.

NIGERIA

76 paysans massacrés par Boko Haram

Egorgés dans leurs rizières. Cette attaque effroyable, attribuée aux islamistes de Boko Haram, est la plus meurtrière de l'année dans l'Etat de Borno, dans le nord-est du pays. Les bourreaux ont tué 76 personnes - selon le dernier bilan officiel - le 28 novembre, jour des premières élections locales depuis le début de l'insurrection djihadiste, en 2009. Le président Muhammadu Buhari, condamne ce carnage, mais juge avoir donné "le soutien nécessaire à l'armée". Celle-ci devrait mieux coopérer avec les pays voisins et "recruter plus de militaires issus du Borno", rétorque le gouverneur de cet Etat, cité par le quotidien Nigerian Tribune.

TURQUIE

Perpétuité pour les ex-putschistes

337 personnes condamnées à la prison à vie pour tentative de renversement de l'ordre constitutionnel et d'assassinat du président. La justice turque a rendu son verdict le 26 novembre dans le procès géant du coup d'Etat manqué de 2016, qui a fait officiellement 251 morts - hors putschistes - et plus de 2000 blessés. Si la tentative de renversement a rapidement été contrée, "son héritage hante toujours la Turquie" note le site de l'hebdo The Arab Weekly. "La répression gouvernementale féroce qui s'ensuivit a muselé les médias et vu des dizaines de milliers de personnes arrêtées", rappelle-t-il.

INDE

Récession inédite depuis l'indépendance

Plombé par la pandémie de Covid-19, le produit intérieur brut a dégringolé de 7,5% entre juillet et septembre dernier, après une chute historique de 23,9% au trimestre précédent par rapport à la même période en 2019. C'est la première fois que l'Inde entre en récession depuis son indépendance en 1947. Alors que "la Chine est revenue de la catastrophe", des centaines de millions d'ouvriers "ne voient toujours aucun signe de soulagement" regrette le quotidien Deccan Herald. En Inde, environ 140 millions de personnes ont perdu leur emploi depuis le début de l'épidémie.

IRAN

Le père du programme nucléaire assassiné

Le président Hassan Rohani promet une riposte "au bon moment", après l'assassinat de Mohsen Fakhrizadeh le 27 novembre. Il désigne Israël, qui considérait ce physicien comme le cerveau de la stratégie nucléaire du régime des mollahs, comme responsable, avec la complicité de la Maison-Blanche.

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Cet événement "risque d'entraver les ambitions militaires de l'Iran", selon le New York Times. Mais "son véritable objectif, poursuit le quotidien américain, était peut-être d'empêcher le président élu de revenir à la diplomatie avec Téhéran".