ÉTATS-UNIS
Péril sur le droit à l'avortement
La Cour suprême version Donald Trump, avec ses trois juges nommés par l'ancien président, a rendu le 1er septembre sa première décision d'envergure : elle laisse le Texas appliquer sa loi dite du battement de coeur, qui interdit tout avortement après six semaines de grossesse, même en cas de viol. "Le Texas, aidé par la Cour suprême, ouvre la boîte de Pandore, analyse The Texas Tribune. Même ceux qui ont suivi ces débats sont surpris de voir à quelle vitesse cette protection légale du droit à l'avortement a disparu." Face au risque pénal pour leur personnel, les dernières cliniques texanes pratiquant des avortements ont annoncé leur fermeture.
GUINÉE
Le président renversé
En 2010, il rêvait d'être le "Mandela de la Guinée". Onze ans plus tard, Alpha Condé connaît un tout autre destin, destitué de force par des militaires putschistes le 5 septembre. A l'initiative de ce coup d'Etat, le colonel Mamady Doumbouya, nommé en 2018 chef des forces spéciales. Ce dernier a annoncé à la télévision la dissolution du gouvernement, des institutions et de la Constitution amendée en 2020 par Alpha Condé pour qu'il puisse se présenter à un troisième mandat contesté. "Il s'est accroché à cette idée avec une telle détermination qu'il en était devenu l'otage", souligne le site guinéen Le Djely, qui voit toutefois en ce coup de force un "grand recul".
AFGHANISTAN
Les talibans proclament la chute d'un bastion de la résistance
Moins d'un mois après la prise du pouvoir des talibans en Afghanistan le 15 août, l'ultime rempart de la résistance semble être tombé. Le mouvement fondamentaliste a déclaré le 6 septembre s'être emparé du Panchir, la dernière province à refuser de déposer les armes. Pour le Washington Post, cette victoire des intégristes marque leur "contrôle total sur l'Afghanistan une semaine après le départ des forces américaines du pays". Berceau du célèbre commandant Massoud, la vallée n'avait jamais été conquise ni par l'URSS dans les années 1980, ni par les talibans une décennie plus tard. Le Front national de résistance (FNR) assure de son côté détenir des "positions stratégiques" dans la vallée.
JAPON
Un Premier ministre éphémère
Les Bourses japonaises ont bondi à leur niveau le plus élevé depuis trente ans, après l'annonce par Yoshihide Suga de sa prochaine démission, un an après son arrivée au pouvoir. Le Premier ministre, dont la popularité avait dégringolé, suscitait l'inquiétude de sa formation, le Parti libéral-démocrate (PLD), à quelques mois des élections législatives. "Le PLD était voué à perdre beaucoup de sièges à la Chambre basse si Suga se maintenait, après l'échec monumental de son pari [de maintenir] les Jeux olympiques et sa lenteur sur le sujet des vaccins", tacle un analyste cité par Bloomberg. Dans la foulée des JO, le nombre de contaminations au Covid-19 a explosé.
NOUVELLE-ZÉLANDE
Un "loup solitaire" de Daech poignarde 6 personnes
Après l'attentat meurtrier à l'aéroport de Kaboul, le 26 août, l'organisation Etat islamique a refait parler d'elle, à Auckland. Un sympathisant de Daech, ressortissant du Sri Lanka sous surveillance, a été abattu après avoir poignardé six personnes dans un centre commercial. "Il serait exagéré d'établir un lien direct entre le terrorisme en Asie centrale et l'attaque à Auckland. Mais cela montre que Daech continue à recruter en ligne, et qu'il est plus dur de le vaincre là que sur le champ de bataille", analyse le site The Conversation.
BRÉSIL
Le Covid interrompt un match de foot
Ni Messi ni Neymar n'ont eu le temps de marquer un but : à peine cinq minutes après le coup d'envoi de Brésil-Argentine, le 5 septembre à São Paulo, la police brésilienne est entrée sur la pelouse pour interpeller quatre joueurs argentins accusés d'avoir menti sur leur situation sanitaire. "Les autorités locales assurent que ces footballeurs, arrivant du Royaume-Uni, devaient respecter une quarantaine au Brésil", rapporte le quotidien argentin Clarin, qui précise que le scandale a atteint "les hautes sphères politiques des deux pays". Le président Jair Bolsonaro est intervenu pour faire reprendre le match, sans succès.
DANEMARK
La fin du passe sanitaire
Depuis le 1er septembre, il n'est plus nécessaire de montrer son coronapas pour aller au restaurant ou dans un salon de coiffure. Le 10, les dernières restrictions seront levées par le Danemark, où 73 % de la population est vaccinée, et l'épidémie "sous contrôle" - à peine quelques centaines de contaminations par jour. Les écoliers cas contacts devraient aussi ne plus être renvoyés chez eux par précaution, annonce Politiken. Le quotidien se réjouit de ce "retour à une vie normale" pour eux. Mais il précise que la fin des restrictions "devrait augmenter le nombre d'infections des enfants", une population où les cas graves sont cependant rarissimes.
