PORTUGAL
Législatives : la revanche du socialiste Costa
Voilà un score qui ferait rêver le Parti socialiste français : son "cousin" portugais vient en effet de décrocher la majorité absolue aux législatives du 30 janvier. Pour le Premier ministre Antonio Costa, la victoire est savoureuse - comme un pied de nez à ses anciens alliés de l'extrême gauche qui avaient provoqué ce scrutin anticipé en "retoquant" le budget de l'année 2022. Elle témoigne de la confiance dont bénéficie l'ancien maire de Lisbonne, 60 ans, salué notamment pour sa gestion du Covid-19. Ce coup de théâtre politique signe "le suicide de la gauche radicale", note le quotidien portugais Publico.
ITALIE
Le président Sergio Mattarella reconduit
Faute de consensus sur un autre candidat, le chef de l'Etat a été réélu président de la République le 29 janvier par des partis décidés à préserver l'unité du gouvernement. "Sa confirmation est également celle du Premier ministre Mario Draghi", car "tout autre nom que Mattarella aurait poussé Draghi à partir", souligne le Corriere di Puglia e Lucania. "Vainqueur indirect" de ce vote, l'ex-patron de la Banque centrale européenne devra composer avec des formations politiques divisées pour mettre en oeuvre des réformes et le plan de relance de plus de 200 milliards d'euros.
CORÉE DU NORD
La diplomatie du missile bat son plein
Jamais Pyongyang n'avait testé autant de missiles en un mois. Le 7e et dernier tir de janvier, opéré le 30, a lancé - selon le régime - la plus puissante ogive depuis 2017, point culminant des tensions avec la Corée du Sud. Et l'escalade pourrait se poursuivre. Selon le site américain The Hill, Kim Jong-un cherche à "forcer une réponse de Washington dans ce qui s'annonce comme une année infernale pour la politique étrangère de Biden." L'objectif ? Obtenir des concessions américaines, comme "l'assouplissement des sanctions de l'ONU et/ou la suspension des exercices militaires américano-sud-coréens."
ÉTATS-UNIS
Une croissance record en trompe-l'oeil
L'économie américaine ne s'était pas aussi bien portée depuis trente-sept ans ! Du moins si l'on s'en tient à la croissance du produit intérieur brut, soit 5,7 % en 2021. La performance, portée par une consommation en hausse, dépasse les prévisions, après une année 2020 plombée par le Covid-19. Mais cette dynamique sera-t-elle durable ? Probablement pas en 2022, alerte CNN. "L'économie est aux prises avec les retombées du variant Omicron, qui a commencé à peser sur les entreprises dans la seconde moitié de décembre." Soit trop tard pour apparaître dans les chiffres de 2021.
DANEMARK
Tourner la page du Covid
"Adieu aux restrictions et bienvenue à la vie d'avant le corona", a claironné la cheffe du gouvernement, Mette Frederiksen, à l'annonce de la levée du passe sanitaire et du masque obligatoire, ce 1er février. Contrairement à l'Allemagne, en débat sur l'adoption d'un passe vaccinal, le Danemark mise sur la dangerosité moindre du variant Omicron, quoique plus contagieux. Mais l'abandon des restrictions aura des conséquences, avertit le site de la radio publique danoise DR : davantage de congés maladie et "des séquelles tardives de l'infection à Omicron, dont on ne sait pas encore grand-chose".
CANADA
Des camionneurs antivax paralysent le pays
Les Canadiens ont assisté ces derniers jours à une manifestation peu banale. Des milliers de chauffeurs routiers ont défilé en camions à travers le pays pour protester contre l'obligation vaccinale. Ce "convoi de la liberté", soutenu par Donald Trump et Elon Musk, a notamment bloqué une autoroute à l'ouest du Canada. A l'origine de cette grogne, une décision du gouvernement fédéral, qui "exige que les camionneurs canadiens soient complètement vaccinés, s'ils veulent éviter une quarantaine de quatorze jours lorsqu'ils entrent au Canada depuis les Etats-Unis", précise le Toronto Star. Un peu plus de 79 % de la population canadienne est totalement vaccinée, selon Our World in Data.
MALI
Rien de va plus entre Paris et Bamako
Après des mois de froid entre les deux pays, le couperet est tombé le 31 janvier : le Mali a ordonné l'expulsion de l'ambassadeur de France. En cause, selon Bamako, les déclarations "hostiles" de son allié. Le chef de la diplomatie française avait notamment dénoncé les mesures "irresponsables" de la junte malienne "illégitime", pour avoir forcé le contingent danois de Takuba (une coalition de forces spéciales européennes sous commandement français) à quitter le pays. Devant cette surenchère, "les terroristes sévissent toujours et se frottent même les doigts sur les gâchettes", juge le site burkinabé Wakat Séra.
