Un coup de poker gagnant pour Alexis Tsipras. Le Premier ministre grec sortant a remporté haut la main les élections législatives anticipées dimanche soir. Selon des résultats portant sur 50% des bulletins, son parti de gauche radicale a obtenu près de 7,5 points d'avance sur le parti de droite, arrivé deuxième.
Le principal adversaire du parti Syriza a d'ailleurs reconnu sa défaite. Vangelis Meïmarakis, leader des conservateurs de Nouvelle démocratie, laisse donc la victoire à Alexis Tsipras, qu'il félicite.
Sur 50,11% des bulletins dépouillés, Syriza obtenait 35,54% des voix et 145 sièges sur 300 au parlement, contre 28,07% et 75 sièges pour Nouvelle Démocratie (droite). Selon trois sondages sortie des urnes, le parti néonazi Aube Dorée (6,5%-8%), le Pasok socialiste et le parti communistes KKE, tous les trois entre 5,5% et 7% se disputaient la troisième place, avec un avantage pour le premier.
Malgré une forte abstention (autour de 40%), les Grecs ont donc donné une deuxième chance à Alexis. Tsipras, qui avait fait le pari de démissionner en août après avoir perdu sa majorité au parlement.
Les souverainistes Grecs indépendants au parlement
Le centriste To Potami, allié potentiel des deux premiers partis recueillait de 3,5% à 5,5%, toujours selon les sondages de sortie des urnes. Autre possible faiseur de rois, le Pasok pourrait aussi être un renfort pour le Syriza dans un gouvernement de coalition.
Les ex-alliés gouvernementaux du Syriza, les souverainistes Grecs indépendants toujours prêts à coopérer avec la gauche, entraient au parlement selon ces sondages, avec un score de 3% à 5%. Les dissidents eurosceptiques de gauche Unité populaire n'étaient par contre pas sûrs d'y entrer, entre 2,5% et 3,5%. Il faut au moins 3% des voix pour entrer à la Vouli grecque.
Avec un score entre 3 et 4,2% l'Union des centristes de Vassilis Leventis, une ex-vedette de télé gagnait aussi une entrée au parlement.