L'artiste suédois Lars Vilks, cible présumée d'une des deux fusillades à Copenhague au cours du week-end, est parti vivre dans un lieu tenu secret jusqu'à nouvel ordre, a annoncé ce lundi la police suédoise. "Son domicile à Höganäs (sud de la Suède) n'est pas un endroit où il est en sécurité. Il doit aller dans un lieu sûr", a déclaré à l'AFP une porte-parole de la police, Ewa-Gun Westford. Lars Vilks vit sous protection policière en permanence, menacé d'assassinat, depuis qu'il a représenté le prophète Mahomet avec un corps de chien en 2007.

Habitué aux menaces d'assassinats

Samedi, ce caricaturiste âgé de 68 ans était une des têtes d'affiche d'un débat intitulé "Art, blasphème et liberté d'expression" dans un centre culturel de Copenhague, quand un jeune homme de 22 ans a ouvert le feu sur l'assistance avec un fusil d'assaut. Vilks s'en est sorti indemne, mais le réalisateur danois Finn Nørgaard est mort, et trois policiers ont été blessés. L'attaque semblait dirigée contre lui. Lars Vilks, habitué aux projets d'assassinats dirigés contre lui, a pris cette nouvelle attaque avec philosophie. "Ça a été un événement tragique mais je ne suis pas personnellement affecté. C'est devenu la routine...", a-t-il déclaré à la radio publique SR. L'auteur de la fusillade a ensuite tué une autre personne, Dan Uzan, devant la synagogue de Copenhague.

Par ailleurs, des fleurs ont été momentanément déposées là où le tireur présumé, Omar El-Hussein, a été tué par la police. Elles ont été par la suite mise à l'écart par un groupe de jeunes, sans que les motivations des uns et des autres soient clairement établies.