Après sa prise de Lyssytchansk, dimanche 3 juillet, l'armée russe clame que la quasi-totalité de la province de Lougansk est entre ses mains. Ce que les Ukrainiens continuent de nier. "Il y a toujours des combats dans deux villages", a assuré, mercredi 6 juillet, le gouverneur régional Serguiï Gaïdaï. Les Russes cherchent maintenant à conquérir la deuxième province du Donbass, celle de Donetsk, pour ainsi occuper l'intégralité de ce bassin minier, que les séparatistes prorusses contrôlent partiellement depuis 2014. Mais il leur faut pour cela prendre Sloviansk et Kramatorsk, les deux plus grandes cités conservées par les Ukrainiens.
Par ailleurs, le président russe Vladimir Poutine a défié les Occidentaux de défaire la Russie "sur le champ de bataille" ce jeudi 7 juillet.
La Russie n'a "pas encore commencé les choses sérieuses" en Ukraine, affirme Poutine
"Qu'ils essaient !" Vladimir Poutine a mis au défi ce jeudi les Occidentaux de défaire la Russie "sur le champ de bataille" en Ukraine, où Américains et Européens ont accéléré les livraisons d'armes aux forces de Kiev. "Aujourd'hui, nous entendons qu'ils veulent nous vaincre sur le champ de bataille. Que dire ? Qu'ils essaient !", a déclaré le président russe lors d'une réunion avec les chefs des groupes de la chambre basse du Parlement, retransmise à la télévision.
La Russie n'a "pas encore commencé les choses sérieuses" en Ukraine, a également affirmé Vladimir Poutine, tout en affirmant que Moscou restait ouvert aux pourparlers avec Kiev. "Chacun doit savoir que nous n'avons pas encore commencé les choses sérieuses" en Ukraine, a affirmé le chef de l'Etat. "En même temps, nous ne refusons pas les négociations de paix. Mais ceux qui les refusent doivent savoir que plus longtemps (ils refuseront), plus il leur sera difficile de négocier avec nous", a-t-il ajouté.
Poursuite de l'évacuation de Sloviansk face aux avancées russes
Les civils ont continué, mercredi, d'évacuer la ville bombardée de Sloviansk, dans l'est de l'Ukraine, prochain objectif et priorité des forces russes dans leur plan de conquête totale du bassin du Donbass, après quatre mois et demi de conflit. "L'évacuation est en cours", a déclaré le maire Vadim Liakh. "Il reste en ce moment 23 000 habitants" à Sloviansk, qui en comptait environ 110 000 avant le conflit, a-t-il ajouté dans une vidéo. Et "17 sont morts et 67 ont été blessés" depuis le début des hostilités.
Dans cette cité bombardée depuis plusieurs semaines, "les infrastructures essentielles fonctionnent toujours, mais il n'y a plus de réseau central d'approvisionnement en eau depuis un mois et un tiers de la ville se retrouve régulièrement sans électricité", a souligné Vadim Liakh.
Prison ferme requise contre un opposant ayant critiqué l'offensive en Ukraine
Un procureur russe a requis jeudi sept ans de prison contre un élu municipal de Moscou, Alexeï Gorinov , qui avait critiqué l'offensive contre l'Ukraine, dans un contexte de répression de toute voix d'opposition en Russie.
Agé de 60 ans, Alexeï Gorinov est le premier élu d'opposition à risquer la prison ferme pour avoir critiqué l'intervention en Ukraine. Le procureur l'a accusé jeudi d'avoir "disséminé de fausses informations sur les forces armées" et "induit en erreur un grand nombre de personnes", selon une correspondante de l'AFP présente à l'audience.
Zelensky exprime sa "tristesse" face au départ de Johnson
Le chef de l'Etat ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé jeudi Boris Johnson au téléphone pour lui dire sa "tristesse" face à son départ de la présidence du parti conservateur britannique, a indiqué la présidence ukrainienne dans un communiqué.
"Nous tous avons accueilli cette nouvelle avec tristesse. Pas seulement moi, mais aussi toute la société ukrainienne qui sympathise beaucoup avec vous", a déclaré VolodymyrZelensky, avant d'insister sur la reconnaissance des Ukrainiens pour le soutien du Premier ministre britannique dans le contexte de l'invasion russe.
Boris Johnson était l'un des hommes politiques occidentaux les plus résolus et les plus éloquents dans son soutien à Kiev.
Flambée des prix : plus de 70 millions de personnes tombées dans la pauvreté en trois mois
La flambée des prix de l'alimentation et de l'énergie dans le monde a fait plonger dans la pauvreté depuis mars, et en seulement, trois mois 71 millions de personnes vivant dans des pays à revenus faibles, indique un rapport du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), publié ce jeudi.
Cette accélération de la pauvreté "est considérablement plus rapide que le choc de la pandémie de Covid-19", note le Pnud dans un communiqué, qui impute en partie à la guerre en Ukraine la flambée des prix. Ce que dément la Russie. Les Etats connaissant la situation la plus critique sont dans les Balkans, dans la région de la mer Caspienne et en Afrique subsaharienne, en particulier au Sahel.
Moscou prête à appuyer sur les divisions des opinions européennes
L'appareil d'influence informationnelle russe est en ordre de marche pour exploiter les divisions à venir au sein des opinions publiques européennes sur le soutien à l'Ukraine, selon une étude d'un cabinet américain publiée ce jeudi.
Plus la guerre va durer, "plus il est probable que cela entraîne naturellement une érosion du soutien à la coalition occidentale, provoquée par la lassitude de la guerre et le peu d'enthousiasme pour subir des effets économiques de long terme", estime le cabinet américain spécialisé dans le renseignement, Recorded Future. Et "il est presque certain que les opérations informationnelles russes vont encore plus tenter d'exploiter cette opportunité pour retourner l'opinion internationale en leur faveur", ajoute-t-il.
La Lituanie va envoyer à l'Ukraine un drone de combat
La Lituanie a exposé, mercredi, un drone de combat turc qu'elle s'apprête à envoyer à l'Ukraine pour l'aider à combattre la Russie. "Cette arme sera envoyée à l'Ukraine immédiatement après avoir été présentée au public", a déclaré le ministre de la Défense lituanien Arvydas Anusauskas, lors d'une conférence de presse à la base aérienne de Siauliai (Nord). Les Lituaniens ont collecté 5,9 millions d'euros en trois jours et demi lors d'une quête publique destinée à acheter ce drone militaire turc TB2 pour l'Ukraine, avant que le constructeur Bayraktar n'annonce qu'il l'offrait.
