Durant toute l'enquête bruxelloise, les témoignages spontanés auront été capitaux. Mardi, c'est grâce à celui d'un chauffeur de taxi que les enquêteurs ont pu avancer dans la reconstitution des événements tragiques survenus à l'aéroport de Zaventem et dans le métro à la station de Maelbeek.

A LIRE AUSSI >> Attentats de Bruxelles: suivez les événements en direct

C'est en voyant l'avis de recherche des trois suspects dans les médias que le chauffeur de taxi a reconnu ses passagers.

Sur la piste de l'appartement conspiratif de Schaerbeek

Il les avait transportés jusqu'à l'aéroport le matin même. Ces derniers avaient chargé trois bagages lourds dans son coffre, qu'il n'avait pas eu la possibilité de toucher. Ces sacs contenaient les explosifs utilisés dans le hall des départs. Ainsi, les enquêteurs sont partis à la recherche du bagage manquant et ont découvert la troisième bombe - la plus grosse des trois charges explosives -, qui n'avait pas explosé sur le coup et qui a été prise en charge par les démineurs par la suite.

Les auteurs de l'attentat étaient en possession de deux autres sacs, qu'ils n'ont pas pu emporter faute de place dans le taxi.

A LIRE AUSSI >> Qui sont Khalid et Ibrahim El Bakraoui, kamikazes des attentats de Bruxelles

Le chauffeur a également conduit les policiers jusqu'à l'appartement où il avait chargé les suspects, au 4 rue Max Roos à Schaerbeek, à une dizaine de kilomètres de l'aéroport.

15 kilos d'explosifs prêts à l'emploi

Dans ce logement, les enquêteurs ont découvert 15 kilos explosifs, des produits chimiques (150 litres d'acétone, 30 litres d'eau oxygénée...), du matériel utilisé pour fabriquer des bombes (clous, vis, ustensiles...) et un drapeau du groupe Etat Islamique.

Plusieurs autres perquisitions ont eu lieu à Schaerbeek. Dans une poubelle rue Max Roos, la police a trouvé un ordinateur portable contenant le "testament" d'Ibrahim El Bakraoui dans lequel il explique ne plus sentir en sécurité, et que, "s'il s'éternise, il risque de terminer dans une cellule" à côté de Salah Abdeslam, a déclaré le procureur fédéral belge Frédéric VanLeeuw ce mercredi.