"Ils sont venus en taxi avec des valises, leurs bombes étaient dans les valises. Ils ont mis leurs valises dans des chariots. Les deux premières bombes ont explosé." Mardi soir, le bourgmestre (maire) de Zaventem, Francis Vermeiren, a détaillé à l'AFP une partie du processus de l'attentat de l'aéroport international de Bruxelles, où deux explosions ont fait au moins 14 morts. "Le troisième a aussi mis sa valise sur un chariot mais il a dû paniquer, elle n'a pas explosé", a-t-il ajouté. Les démineurs étaient intervenus à la mi-journée pour faire exploser le troisième engin à l'aéroport.

LIRE AUSSI >> Ce que l'on sait des attentats de Bruxelles

La présence possible de trois assaillants a aussi été évoquée par le parquet fédéral belge, qui a précisé que le troisième, le seul qui aurait survécu, était "activement recherché". "Deux ont probablement commis un attentat suicide", avait aussi dit le procureur fédéral Frédéric Van Leeuw en fin d'après-midi lors d'une conférence de presse.

"Situation de guerre, atroce à voir, atroce à vivre"

Francis Vermeiren a expliqué à l'AFP s'être rendu sur les lieux dix minutes après les attaques, où il a été témoin d'une "situation de guerre, atroce à voir, atroce à vivre". Après la double explosion, survenue en salle d'enregistrement dans le hall des départs, l'aéroport international a été fermé et des centaines de voyageurs ont été accueillis dans la halle des sports de la commune de Zaventem.

"Il y en avait 5-600 dans la journée mais ils partent d'heure en heure, les compagnies aériennes viennent les chercher pour les emmener dans des hôtels", a ajouté le maire. "Là ils sont peut-être encore 3-400. On leur donne a manger, à boire, il y a une aide psychologique, on les aide a passer ce moment difficile", raconte-t-il.