Après la Bundesliga, la Liga va bientôt reprendre ses droits. Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a annoncé samedi le prochain retour du championnat de football espagnol, mais également des touristes étrangers, alors qu'il peine à faire prolonger par le parlement le confinement qu'il juge nécessaire pour juguler la pandémie de Covid-19.
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"Le plus dur est passé (...) Nous avons surmonté la grande vague de la pandémie", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse alors que l'Espagne, un des pays les plus endeuillés au monde, a dénombré plus de 28 600 morts. Pedro Sanchez, qui n'a pas la majorité absolue au parlement, a obtenu de justesse mercredi le vote de la prolongation jusqu'au 6 juin inclus de l'état d'alerte, une mesure d'exception décrétée le 14 mars.
Quarantaine contestée
Le gouvernement juge indispensable son maintien pour continuer à limiter la liberté de circulation durant le déconfinement planifié par phases jusqu'à fin juin. Mais cette quarantaine est de plus en contestée au parlement et dans la rue où le masque est obligatoire depuis le 21 mai. Comme pour lâcher du lest, Pedro Sanchez a annoncé pour "la semaine du 8 juin, la reprise des grandes compétitions sportives et professionnelles, et en particulier la Liga".
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Le championnat de football professionnel était suspendu depuis la mi-mars. Les arrivées de touristes, qui s'étaient effondrées, seront à nouveau autorisées "à partir du mois de juillet". Le 12 mai, le gouvernement avait imposé une quarantaine de deux semaines pour tous les visiteurs jusqu'à la fin du confinement. "Les touristes étrangers peuvent donc planifier dès maintenant leurs vacances dans notre pays", a-t-il annoncé.
Autorisation cruciale
Cette autorisation est cruciale pour la deuxième destination touristique mondiale, où le secteur pèse 12% du PIB. "Nous garantirons que les touristes ne courent aucun risque et qu'ils n'apportent pas non plus de risques à notre pays", a assuré Pedro Sanchez.
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Le socialiste a également annoncé qu'un revenu minimum vital serait mis en place à partir de juin, bénéficiant à 850 000 foyers pour un coût annuel total d'environ 3 milliards d'euros. L'Espagne est confrontée à une brutale explosion de la pauvreté en raison de l'arrêt de l'activité économique dû à la pandémie, avec des milliers de personnes contraintes de recourir aux banques alimentaires pour la première fois. Un deuil officiel de dix jours en hommage aux victimes de l'épidémie débutera mardi.
