Les sportifs français auraient-ils du souci à se faire? Selon un rapport de la commission d'enquête parlementaire sur les attentats de 2015 en France, un Brésilien membre de l'organisation État islamique s'apprêtait en tout cas à viser la délégations française lors des Jeux olympiques de Rio, qui se dérouleront du 5 au 21 août prochain, relève Libération.
L'information n'aurait pas dû être révélée au grand public. Elle fait suite à l'audition du Général Gomart, le patron de la direction du renseignement militaire, le 26 mai dernier par les députés. Si elle se déroulait à huit clos, le compte-rendu de l'audition a été publié mardi 12 juillet sur le site de l'Assemblée. Mais un échange entre le président de la commission Georges Fenech (LR) et le général Christophe Gomart -qui aurait dû être coupée- y figure.
"Comment pouvez-vous le savoir?", "Par nos partenaires"
"Je n'avais pas entendu parler de ce ressortissant brésilien qui s'apprêtait à commettre des attentats contre la délégation française aux Jeux olympiques. Comment pouvez vous le savoir?", demande Georges Fenech au Général Christophe Gomart. "Par nos partenaires", répond-il. Sous-entendu les services de renseignements étrangers, probablement brésiliens en l'espèce.

Capture d'écran de la question du président de la commission Georges Fenech au général Christophe Gomart concernant l'attentat aux JO.
© / Libération/Assemblée Nationale
Si, en lisant l'intégralité du document, la question du président de la commission paraît tomber comme un cheveu sur la soupe, c'est parce que l'évocation de ce projet par le général Gomart, quelques minutes auparavant, a été expurgé du document final, indique Libération. Toujours selon le quotidien, le directeur du renseignement militaire n'a pas donné de détails supplémentaires sur l'éventuelle arrestation du suspect ni sa localisation.
Lors de cette audition, les parlementaires demandaient au général des exemples concrets de la lutte de son service contre le terrorisme. Ce dernier a notamment cité le signalement "de sept Français de retour du Yémen en transit à Djibouti [et d'] étrangers susceptibles de conduire des actions terroristes sur le territoire national", mais aussi un individu "repéré en Libye et répertorié comme combattant étranger qui s'apprêtait à entrer sur le territoire français".
