Il est la "victime politique numéro un de cette histoire". Cette "histoire", dans la bouche de Jean Luc Mélenchon, c'est l'assassinat, en pleine rue, de l'opposant russe Boris Nemtsov, abattu le 27 février dernier à quelques pas du Kremlin. Mais la "victime politique" évoquée par le leader du Parti de gauche est Vladimir Poutine.

Sur son blog, Jean-Luc Mélenchon critique "la propagande anti-russe à partir du meurtre de monsieur Boris Nemtsov, Place rouge à Moscou". "Le malheureux a été assassiné Place Rouge devant le Kremlin, la veille de la manifestation à laquelle il avait appelé en compagnie d'une autre grande figure de l'opposition, le raciste et antisémite Alexeï Navalny", écrit-il.

"Une 'Sadamisation' contre Poutine"

"L'apologie de Nemtsov, illustrissime inconnu avant son meurtre, fonctionne comme un piège à naïf pour créer une ambiance de 'Sadamisation' contre Poutine", estime le député européen."Comment peut-on imaginer qu'il irait assassiner un opposant devant sa maison?", avait déjà déjà déclaré ce mardi Jean-Luc Mélenchon lors de l'émission Preuves par 3 diffusée sur Public Sénat.

"Il a été aussitôt traîné dans la boue" par une presse mondiale "aux ordres" de la "propagande pré-mâchée des USA", précise encore sur son blog l'ancien candidat Front de gauche à la présidentielle.

Des indignations "très sélectives"

"A qui profite le crime? Certainement pas à Vladimir Poutine: cet assassinat arrive pour lui au plus mauvais moment sur le plan international et au plus mauvais endroit: devant chez lui, au Kremlin. Boris Nemtsov n'était pas une menace pour Poutine compte tenu de sa marginalisation intérieure", selon Jean-Luc Mélenchon."Les indignations sont très sélectives", avait-il souligné ce mardi, rappelant le cas du blogueur Raef Badaoui condamné à 1000 coups de fouet en Arabie Saoudite. "Là, M. Obama ne téléphone pas, François Hollande non plus... motus et bouche cousue".