Un jeune Français de 18 ans a disparu depuis plus deux mois en Nouvelle-Zélande, et sa famille en appelle aux autorités françaises. La police d'Auckland a lancé une enquête sur la disparition d'Eloi Rolland, en voyage d'études en Nouvelle-Zélande depuis septembre dernier, où il résidait en famille d'accueil, rapporte BFMTV.

Le jeune étudiant a été vu pour la dernière fois dans une gare d'Auckland le 7 mars. Depuis, sa famille, originaire de l'Hérault, est sans nouvelles, et en appelle désormais aux autorités françaises pour appuyer les recherches de ses homologues néo-zélandais.

Appel aux autorités françaises

"Nous souhaiterions qu'il y ait une collaboration entre la police française et la police néo-zélandaise. Cette dernière l'a demandée, mais avec la crise du coronavirus, la France a refusé", explique à BFMTV Aurore Rolland, la soeur du disparu, qui dit s'entretenir directement avec les autorités locales par e-mail.

"Nous n'avons aucun élément nouveau, rien qui permet d'orienter l'enquête vers une hypothèse ou une autre", ajoute-t-elle. La famille ne peut pas se rendre sur place en raison de la fermeture des frontières de l'archipel à tous les non-résidents, du fait de la pandémie de coronavirus.

Grâce à l'étude de la téléphonie, les premiers éléments de l'enquête ont permis d'établir que le jeune Français, qui a pris le train depuis une gare d'Auckland jusqu'à une ville de banlieue, a ensuite parcouru 15 kilomètres à pied jusqu'à une route menant notamment à une plage réputée pour le surf. L'étudiant était adepte de la voile et de la randonnée. La police a appelé les habitants de cette zone à leur vigilance pour repérer la présence du jeune homme.

Une mauvaise rencontre?

De nombreuses recherches ont déjà été menées par la police locale pour tenter de retrouver Eloi. Dans la presse néo-zélandaise, la police concédait le 8 avril que les chances de retrouver le jeune homme "bel et bien vivant devenaient malheureusement de plus en plus minces".

L'étudiant avait avancé son retour en France de mai à mi-mars. Il avait exprimé à plusieurs reprises son mal du pays, sa famille parlant de "phases où il était déprimé, comme tout jeune de son âge". Mais sa famille ne croit ni à un suicide ni une disparition volontaire.

"Il lui tardait de rentrer, il avait le mal du pays, ses amis lui manquaient", confie sa soeur. Acte désespéré, accident, mauvaise rencontre ? Si cette dernière hypothèse est privilégiée par les proches d'Eloi, toutes les pistes sont étudiées par la police locale.