Depuis septembre dernier, des feux de forêt d'une ampleur sans précédent ravagent l'Australie. Selon des spécialistes, la fumée est à l'origine du décès de plus de 400 personnes, et de plus de 4000 hospitalisations. Un bilan humain qui serait donc très élevé. Et comme l'a repéré Futura, selon des chercheurs de l'université de Harvard (États-Unis), cette fumée a également atteint des altitudes records dans l'atmosphère.

Cela concerne en particulier les feux qui se sont produits entre le 29 décembre 2019 et le 4 janvier 2020. "Les chercheurs ont stimulé la formation d'énormes pyrocumulonimbus et envoyés vers la stratosphère entre 300 et 900 000 tonnes de fumées. L'un de ces panaches a même atteint une altitude record. En moins de deux mois, il est passé de 15 kilomètres d'altitude à plus de 31", comme l'explique Futura. Ce panache de fumée s'est étendu sur environ 1000 kilomètres de diamètre et cinq kilomètres d'épaisseur.

Des possibles réactions chimiques sur l'ozone

Comment l'expliquer ? Selon les chercheurs, il s'agit d'un phénomène d'élévation autoentretenue, qui a déjà pu s'observer après des incendies dans le nord-ouest du Pacifique en 2017. Concrètement : "Les particules sombres qui composent la fumée absorbent la lumière du soleil et chauffent ainsi le panache, le faisant monter, encore et encore", selon Futura. Puis des vents tourbillonnants, qui se sont constitués autour, ont ralenti le mélange des fumées dans l'atmosphère.

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Tout ceci pourrait bien avoir des conséquences sur la couche d'ozone. En effet, ces fumées pourraient déplacer l'ozone stratosphérique (qui la compose). De même, selon les chercheurs, le gaz de ces fumées pourrait même détruire l'ozone, à cause de réactions chimiques. "Des mesures par satellite ou par ballon-sonde seront nécessaires pour en apprendre plus sur les réelles conséquences pour notre Planète et son atmosphère de la dernière saison de feux de forêt en Australie", comme le note Futura.