GRÈCE
L'île d'Eubée avalée par les flammes
C'est un paysage apocalyptique. La deuxième plus grande île grecque, en mer Egée, est ravagée par le feu. L'incendie, qui a pris le 3 août, n'était toujours pas maîtrisé une semaine plus tard, obligeant des milliers d'habitants à fuir. En proie à une canicule exceptionnelle, la Grèce fait face à une série d'incendies sur tout son territoire. 56 000 hectares ont été détruits selon le système européen d'information sur les feux de forêts (au 7 août). "Le pire reste à venir", redoute le quotidien Ekathimerini, car "de nombreuses zones forestières sont devenues de véritables poudrières", et les moyens pour combattre le feu restent limités.
CHINE
La chasse au Covid-19 reprend
C'est une course contre la montre pour empêcher la propagation du Covid-19. Des millions de personnes ont été testées, notamment à Wuhan, où toute la population a été dépistée du 3 au 8 août. Objectif ? Maintenir la "tolérance zéro" envers le virus, de retour dans 17 provinces chinoises, sous la forme du variant Delta. Pékin a annoncé un durcissement des restrictions pour les déplacements à l'étranger, et certaines localités sont confinées. Si ce regain reste limité (94 cas officiellement dénombrés le 8 août), son étendue géographique en fait "le plus grand défi" pour les autorités depuis l'émergence de l'épidémie, note le South China Morning Post.
ÉTATS-UNIS
Le crépuscule d'Andrew Cuomo
Récemment encore, le gouverneur de l'Etat de New York était l'étoile montante du parti démocrate, loué pour sa gestion de la crise sanitaire. Voilà Andrew Cuomo désormais acculé. Une première plainte pour harcèlement sexuel a été déposée le 6 août contre lui. La plaignante fait partie d'une liste de 11 femmes citées dans un rapport accablant de la procureure générale de l'Etat, un "catalogue d'horreurs de 165 pages", selon le Washington Post. Appelé à démissionner par de nombreux démocrates, y compris le président Joe Biden, Cuomo, 63 ans, nie en bloc. "A l'entendre, c'est lui la victime, poursuit l'éditorialiste du quotidien américain. Il y a un mot pour ça : enfumage."
VENEZUELA
Le bolivar perd six zéros
La dégringolade n'en finit pas pour la monnaie nationale, qui va bientôt perdre six zéros sur ses nouveaux billets, a annoncé la Banque centrale le 5 août. En cause, l'hyperinflation qui a dépouillé la devise de sa valeur. A son apogée en 2018, à 400 000 %, elle a conduit le gouvernement à plusieurs réformes monétaires - en treize ans, le bolivar aura perdu 14 zéros. Mais, pour de nombreux experts, cette nouvelle tentative est vouée à l'échec tant que les causes structurelles de l'inflation ne seront pas traitées. Parmi elles, "l'effondrement de la structure productive du pays et l'aggravation des pénuries et de la récession", conséquence de la "casse du secteur privé", écrit El Pais.
MOZAMBIQUE
Mocimboa da Praia reprise aux jihadistes
Un an après être tombée aux mains des Shebab (affiliés au groupe Etat islamique), la ville portuaire de Mocimboa da Praia, située dans la province du Cabo Delgado (Nord) a été reconquise par les forces mozambicaines. La cité était devenue le quartier général de l'insurrection djihadiste.
L'opération doit son succès au renfort de l'armée rwandaise, que le gouvernement a fini par accepter. Mais gare à la précipitation, prévient la BBC. "Avoir chassé les djihadistes des villes ne signifie pas qu'ils sont vaincus. Ils se fondent dans un terrain qu'ils connaissent mieux que quiconque, se divisent en unités plus petites, changent de tactique et se cachent parmi les civils."
LIBAN
La tension monte entre le Hezbollah et Israël
Pour la première fois depuis 2014, l'armée israélienne a mené, le 5 août, des frappes aériennes sur le Liban. Le raid est intervenu après le tir, non revendiqué, de trois roquettes depuis le Liban vers l'Etat hébreu. En représailles, le Hezbollah - organisation chiite libanaise parrainée par l'Iran - a lancé une dizaine de missiles.
"Cette escalade s'insère dans un contexte régional plus large où l'Iran multiplie les démonstrations de force sur plusieurs fronts. En témoigne l'attaque au drone le 29 juillet contre le pétrolier Mercer Street - qui appartient à un Israélien - en mer d'Oman", analyse L'Orient - Le Jour.
BIÉLORUSSIE
La traque des opposants continue
Ni marée humaine ni drapeaux blanc, rouge, blanc - symboles de résistance - dans les rues de Minsk ce 9 août 2021. Un an jour pour jour après la réélection contestée d'Alexandre Loukachenko à la présidence, la rue est restée muette. Et pour cause ! La contestation a été réduite au silence par la répression systématique des autorités. La majorité des médias indépendants et des ONG sont désormais fermés, les opposants arrêtés. Quant aux dissidents exilés, "ils craignent le bras long du dictateur vengeur de Minsk", titre le Guardian, rappelant la tentative d'enlèvement d'une athlète olympique et la mort plus que suspecte d'un dissident en Ukraine.
