ARGENTINE
Le président Fernandez en position de faiblesse
La démission surprise, le 3 juillet, du ministre de l'Economie Martin Guzman, 39 ans, et son remplacement par Silvina Batakis, 54 ans, constitue une défaite pour le président Alberto Fernandez. Artisan de l'accord, en mars, sur la restructuration de la dette argentine avec le FMI, Guzman était régulièrement critiqué par les partisans de la vice-présidente Cristina Kirchner, qui réclame un virage social et a imposé la nomination de Batakis. Le quotidien Clarin constate la perte d'influence du président sur l'exécutif. "Il ne tire plus les ficelles du gouvernement, ou du moins d'une grande partie de celui-ci. Et il n'a plus qu'un pouvoir limité." La communauté financière internationale, elle, s'inquiète.
HONGKONG
Xi Jinping célèbre la démocratie "à la chinoise"
Le maître de Pékin, qui n'avait quasiment pas quitté la capitale depuis le début de la pandémie, s'est rendu à Hongkong le 30 juin pour célébrer le 25e anniversaire de la rétrocession à la Chine de l'ancienne colonie britannique. Evoquant le "retour à l'ordre" après "une période de grande tourmente", Xi Jinping a également fait allusion au modèle "un pays, deux systèmes", censé perdurer jusqu'en 2047. Cependant, une loi de sécurité nationale datant de 2020 restreint les libertés des 7,5 millions de Hongkongais. Ce qui, selon The Guardian, explique "la perte de confiance des investisseurs étrangers dans ce qui fut l'une des villes les plus dynamiques et pro-business d'Asie".
UKRAINE
Lyssytchansk aux mains des Russes
Dernier bastion urbain de l'oblast (région) de Lougansk encore aux mains de Kiev, la ville de Lyssytchansk est tombée aux mains de l'armée russe, le 3 juin, une semaine après sa cité soeur, Severodonetsk, sur l'autre rive du Donets. "C'est une victoire importante pour Moscou, dont les gains ont été lents et coûteux depuis le lancement de l'invasion, le 24 février", reconnaît le site d'informations Kyiv Independent. Prochain objectif pour Vladimir Poutine : l'autre région du Donbass, celle de Donetsk, où les positions défensives ukrainiennes ont été renforcées ces dernières semaines en prévision de l'avancée russe. Une bataille qui s'annonce déterminante pour l'avenir de l'Ukraine.
ITALIE
Climat : un glacier s'effondre
Au moins sept personnes ont été tuées et plus d'une dizaine portées disparues après la rupture d'une partie du glacier de la Marmolada, le plus haut sommet du massif des Dolomites (3342 mètres), dans le nord du pays. La catastrophe est intervenue le 4 juin, au lendemain d'un record de température sur cette montagne alpine. Dans le Corriere della Sera, le glaciologue Renato Colucci, de l'université de Trieste, pointe pour principale cause "des changements climatiques accélérés". Il estime que "la disparition du glacier pourrait avoir lieu d'ici à vingt ans".
DANEMARK
Le départ du Tour de France endeuillé
Alors que le Danemark accueillait les trois premières étapes du Tour de France à Copenhague, sa capitale a été le théâtre d'une fusillade dans un centre commercial, le 3 juillet. Bilan : trois morts et quatre blessés. D'ordinaire paisible, le pays - considéré comme "le plus heureux du monde" - n'a pas connu de tel drame depuis les deux morts de l'attentat islamiste de 2015. Contrairement à la fusillade du 22 juillet à Oslo, en Norvège, la piste terroriste a été écartée. Mais la circulation des armes en Scandinavie inquiète, en raison des règlements de compte par balles, devenus monnaie courante dans la Suède voisine. "Le Danemark possède l'une des législations les plus strictes en Europe concernant la détention d'armes", rappelle cependant la BBC.
ISRAËL
Un Premier ministre en contrat court
Yaïr Lapid, figure de centre-gauche, dispose de quatre mois pour faire ses preuves. Le 30 juin, l'ancien présentateur de télévision a été nommé Premier ministre d'Israël jusqu'aux législatives du 1er novembre, où il sera le principal opposant de Benyamin Netanyahou. "Non seulement Lapid doit gouverner le pays, mais il doit aussi mener campagne avec un message limpide : il est le Premier ministre, ce que n'est plus Netanyahou", indique le journal israélien Haaretz. Après s'être envolé pour Paris dès le 5 juillet, Lapid va accueillir Joe Biden le 13 juillet pour une visite diplomatique décisive.
TUNISIE
Un projet "dictatorial" mis au vote
La nouvelle Constitution présentée le 30 juin par le président Kaïs Saïed, accusé de dérive autoritaire, se démarque du projet remis dix jours plus tôt par Sadok Belaïd, le chef de la Commission nationale consultative pour une nouvelle République. Dans les colonnes du quotidien Assabah, ce juriste respecté dénonce des modifications offrant des "pouvoirs très larges, dans des conditions qu'il détermine seul", au chef de l'Etat. Et ajoute : "Cela pourrait ouvrir la voie à un régime dictatorial." Les Tunisiens doivent se prononcer par référendum le 25 juillet.
