Un politique à la tête de la Nasa. Le président américain Joe Biden a choisi un ancien élu démocrate, Bill Nelson, 78 ans, pour devenir le prochain administrateur de la Nasa, a annoncé la Maison-Blanche dans un communiqué publié vendredi. Le choix de Joe Biden semble confirmer son ambition de maintenir les États-Unis aux avant-postes de la course à l'espace, et si sa nomination est confirmée par le Sénat, Bill Nelson devra manoeuvrer la Nasa face à plusieurs défis de taille. Son choix a été applaudi par les démocrates et les républicains.

Formation

Né à Miami, en Floride, le 29 septembre 1942, Bill Nelson a fréquenté les écoles publiques avant d'être diplômé de la Melbourne High School qu'il décroche en 1960. En 1965, il sort de l'Université de Yale pour rejoindre l'école de droit de l'Université de Virginie et être diplômé en 1968, selon sa fiche renseignée sur le site du congrès américain.

Expérience

Cette année-là, Bill Nelson est admis au barreau de Floride et commence à exercer en tant qu'avocat à Melbourne en 1970. En parallèle, il sert dans la réserve de l'armée américaine entre 1965 et 1971 et atteint le grade de capitaine.

Il entame alors une carrière politique qui va durer plus de vingt ans. Il devient, en 1971, à l'âge de 29 ans, assistant législatif du gouverneur démocrate Reubin Askew, puis est élu à la Chambre des représentants de l'État de Floride en 1972 et encore deux fois réélu en 1974 et 1976. Il est ensuite élu du Congrès jusqu'en 1991, puis au Sénat entre 2001 et 2019.

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Bill Nelson a présidé ou été membre des sous-commissions parlementaires sur l'espace pendant de nombreuses années et a été en 1986, en décollant à bord de la navette spatiale Columbia pour une mission de six jours, le deuxième membre du Congrès à avoir voyagé dans l'espace.

Bill Nelson dans l'espace en 1986

Bill Nelson dans l'espace en 1986

© / Instagram Bill Nelson (capture d'écran)

Réseau

Son expérience prouve qu'il a toujours été "un fervent défenseur du programme spatial américain", comme le note Les Échos, selon qui Bill Nelson est "un élu très respecté et influent dans le domaine spatial". Le quotidien économique raconte alors qu'il s'est de nombreuses fois investi dans les questions spatiales, comme en 2009, lorsqu'il a poussé Barack Obama à nommer Charles Bolden, avec qui il avait volé en 1986, à la tête de l'agence. Il défend également le Space Launch System, la fusée la plus puissante jamais construite par la Nasa, et la capsule spatiale Orion, qui doit envoyer des astronautes sur la Lune.

Recommandations

Son expérience dans le domaine spatial semble donc faire l'unanimité, chez les démocrates comme chez les républicains. "Le sénateur Nelson a été dans l'espace et connaît les politiques de l'espace sous toutes ses facettes, et j'ai hâte de travailler avec lui pour soutenir ce moment prometteur de progrès pour la Nasa", a déclaré dans un communiqué le président actuel de la sous-commission de la Chambre sur l'espace, le démocrate Don Beyer.

L'ancien administrateur de la Nasa Jim Bridenstine, nommé par Donald Trump, a qualifié Bill Nelson d'"excellent choix" pour diriger l'agence spatiale et a appelé le Sénat à confirmer sa nomination "sans tarder". "Je ne peux penser à personne de mieux que Bill Nelson pour diriger la Nasa. Sa nomination me donne l'assurance que l'administration Biden comprend enfin l'importance du programme Artemis [qui vise à retourner sur la Lune] et la nécessité de gagner la course spatiale du 21e siècle. J'ai hâte de travailler avec lui dans les années à venir", s'est enthousiasmé le sénateur Marco Rubio, ancien collègue républicain de Nelson en Floride.