La situation s'est tendue à nouveau dans la nuit à Baltimore. La police a tiré des fumigènes et du gaz au poivre pour disperser les manifestants qui bravaient le couvre-feu entré en vigueur à 22h locales, au lendemain d'émeutes violentes.
"Les policiers ont désormais utilisé des bombes au poivre face à une foule agressive", a indiqué la police sur son compte Twitter, après avoir indiqué que des individus "lancent des objets" aux officiers.
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Incendie devant une bibliothèque
Elle a également fait savoir qu'un incendie avait été allumé par un groupe de "criminels" devant une bibliothèque, et que les forces de l'ordre en tenue anti-émeutes et portant bouclier avaient avancé sur un groupe qui "reste agressif et turbulent".
Plusieurs chaînes de télévision, dont CNN, évoquaient le tir de fumigènes ainsi que de balles en plastique.
Pendant les minutes qui avaient précédé ce couvre-feu en vigueur jusqu'à 5h locales, des officiers de police avaient sillonné la ville en voitures de patrouille avec des porte-voix, et même un hélicoptère avec un haut-parleur, pour prévenir de l'imminence de cette mise en place.
Des manifestants défient la police
Mais malgré les nombreux appels des autorités à regagner leur domicile, des groupes de manifestants - pour la plupart de jeunes hommes noirs - ont défié mardi soir des rangées de policiers en protection anti-émeutes, debout derrière leurs boucliers.
"Cette nuit nous aurons 2000 gardes nationaux et plus d'un millier de policiers en service" à Baltimore pour y "restaurer l'ordre", avait prévenu lors d'une conférence de presse le gouverneur du Maryland Larry Hogan.
La police a averti qu'elle arrêterait toute personne dehors, sauf pour des raisons professionnelles ou médicales.
