ALLEMAGNE
Les Allemands veulent engager des réformes européennes avec Paris
A Berlin, le soulagement est évidemment énorme. "Pour les Allemands, Emmanuel Macron était le seul qui assurait cette continuité essentielle du couple franco-allemand, alors que la situation actuelle impose une redéfinition des questions de défense et de sécurité au niveau européen. Marine Le Pen aurait par ailleurs signifié une remise en cause de tous les projets bilatéraux en cours", estime Frank Baasner, directeur de l'Institut franco-allemand de Ludwigsburg.
Une victoire de l'extrême droite aurait aussi entraîné une fragilisation de l'Union européenne et de ses principes, avec notamment le retour du contrôle des biens aux frontières. Autant dire une catastrophe pour les Allemands, qui ont surtout une vision économique de l'Europe - aucun pays ne bénéficie autant de la libre circulation des personnes et des marchandises. Et ne voient l'avenir de leur pays qu'à travers des lunettes européennes.
A part l'extrême droite, les partis allemands ont tous parié sur Macron comme en 2017, y compris la gauche sociale-démocrate (SPD) et les écologistes. "Les Verts seront ses meilleurs interlocuteurs car ils représentent le moteur européen dans ce gouvernement, prédit Frank Baasner. Paradoxalement, ils sont les héritiers de l'époque Kohl et des positions conservatrices de la CDU, à savoir l'ancrage de l'Allemagne à l'Europe."

Olaf Scholz et Emmanuel Macron à l'Elysée le 10 décembre 2021
© / afp.com/Thibault Camus
Le gouvernement Scholz attendait la réélection de Macron pour relancer des projets industriels en tandem et les réformes de l'Union européenne. Le contrat de coalition signé en novembre 2021 entre le SPD, les Verts et les libéraux du FDP est clairement ouvert aux propositions françaises, notamment sur une défense européenne commune.
Macron peut, en outre, bénéficier d'un gouvernement allemand beaucoup moins rigide que celui d'Angela Merkel. Berlin a, en effet, cessé de jouer les chantres de la discipline budgétaire en trouvant des points de convergence avec la France sur le terrain des finances. Olaf Scholz, le chef du gouvernement, a accepté de facto, lorsqu'il était encore ministre des Finances de Merkel, la mutualisation des dettes, qui a permis le lancement du plan de relance européen de 750 milliards d'euros. Si l'on s'attend à ce que les libéraux du FDP freinent cette approche du nouveau gouvernement, ils ne devraient pas la bouleverser.
Tandis que Le Pen accuse Berlin de "saboter l'industrie française" avec son abandon du nucléaire, Macron respecte le choix des Allemands qui comptent faire avancer avec lui le "Pacte vert pour l'Europe" (European Green Deal). Olaf Scholz est conscient de l'importance stratégique des investissements communs en Europe, notamment dans le climat.
Sur la question migratoire, Berlin se réjouit de retrouver Macron à l'Elysée, même si des points d'achoppements existent. La pénurie de main-d'oeuvre va conduire les Allemands à réformer le droit de séjour, à assouplir encore les règles de la naturalisation et à ouvrir des voies légales d'immigration. Sur ce point, elle sera pionnière en Europe, alors que le sujet reste sensible dans l'Hexagone.
Les Allemands comptent harmoniser les règles avec la France et trouver des solutions sur la répartition des réfugiés au sein de l'UE. Car l'Allemagne a besoin de 400 000 à 500 000 immigrés par an pour pouvoir satisfaire les besoins du marché de l'emploi. Or ces immigrés auront le droit de se déplacer dans toute l'Europe. C'est donc un point qu'il faudra discuter avec la France. Avec Marine Le Pen, toute discussion sur ce point aurait été quasiment impossible.
ROYAUME-UNI
Boris Johnson attend plus de fermeté sur le contrôle des migrants
On ne saura jamais si Boris Johnson aurait préféré la victoire de Marine Le Pen à l'élection présidentielle. Mais c'est bien de la candidate du Rassemblement national que les dernières décisions du Premier ministre britannique se rapprochent le plus idéologiquement. Il y a même fort à parier qu'une présidente Le Pen se serait engouffrée dans la brèche ouverte par Londres sur la question des demandeurs d'asile et des migrants : ceux arrivés illégalement au Royaume-Uni pourront désormais être renvoyés dans des centres de rétention au Rwanda, selon un accord signé le 14 avril avec Kigali.
Pour l'heure, c'est de nouveau à Emmanuel Macron, avec qui les relations sont plus que distendues, que Boris Johnson va avoir à faire pendant encore au moins deux ans, jusqu'aux prochaines élections générales en Grande-Bretagne. Les éreintantes négociations du Brexit ont eu raison de la bonne humeur des deux hommes, surtout du côté français. Entre eux règne une indifférence parfois goguenarde, souvent heurtée. A Paris, on semble attendre que Johnson quitte le 10, Downing Street pour reprendre des relations fructueuses avec Londres.
"BoJo", quant à lui, aimerait néanmoins faire avancer deux dossiers importants, voire brûlants. Le premier : l'application - qu'il désire draconienne - des accords du Touquet signés en 2003 qui placent sous la responsabilité de l'Hexagone le contrôle de l'immigration clandestine vers la Grande-Bretagne au départ des côtes françaises. L'afflux de migrants et réfugiés voulant coûte que coûte traverser la Manche a enragé les tabloïds britanniques, horripilés de voir plus de 28 000 personnes déjouer l'an dernier la surveillance française et atteindre les falaises de Douvres.

Des migrants débarquent dans le port de Douvres après avoir été pris par les gardes-côtes britannique à traverser la Manche depuis la France, le 14 avril 2022
© / afp.com/Glyn KIRK
Second sujet crucial, aux yeux de Londres : la coopération bilatérale en matière de défense, sécurité, technologie nucléaire et terrorisme, datant du traité de Lancaster House signé en 2010. De l'aveu des deux parties, celle-ci fonctionnait bien, peut-être parce qu'elle se passe surtout entre états-majors. Cependant, l'affaire de la vente torpillée des sous-marins français à l'Australie et de l'alliance militaire conclue entre Washington, Londres et Canberra dans le dos de la France l'a mise à mal. Le 36e sommet franco-britannique sur la sécurité a d'ailleurs été annulé en septembre dernier, sine die. Alors qu'Emmanuel Macron rêve surtout de mettre sur pied une Europe de la défense, BoJo aura fort à faire pour réchauffer les relations avec Paris.
ITALIE
L'espoir d'une Europe plus forte et plus solidaire
Le 26 novembre dernier, la Patrouille de France et des Flèches tricolores italiennes ont pour la première fois fendu côte à côte le ciel de Rome, déployant des rubans de fumée colorés. Vu d'Italie, le premier quinquennat d'Emmanuel Macron s'achevait en fanfare, sur un accord de coopération renforcée sans précédent entre les deux pays, le traité du Quirinal. "Une proposition de Macron", se souvient Renato Brunetta, l'ancien ministre et n° 2 de Forza Italia. Selon lui, "la majorité des Italiens ne peuvent que soutenir Macron, européen convaincu et atlantiste, car ils savent que c'est le meilleur garant des intérêts de l'Italie". Même perception dans le camp démocrate.
"Avoir une France qui joue pour l'Europe ou qui joue pour elle-même change le destin de l'Italie, ajoute l'ancien député Andrea Sarubbi. Sur l'économie, l'immigration, la défense commune et la politique étrangère, la France peut être déterminante. Ce n'est pas le cas de l'Italie de Draghi si elle est seule." Et puis la France a l'arme atomique et un droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU. "Si elle parvenait à partager ces deux prérogatives avec l'UE, ce ne serait pas seulement l'Europe, mais aussi la France qui en bénéficierait", plaide l'ancien président de la Commission européenne Romano Prodi.

Le président français Emmanuel Macron et le Président du Conseil italien Mario Draghi, le 12 novembre 2021
© / afp.com/Ludovic MARIN
Les Italiens se souviennent aussi du rôle clef d'Emmanuel Macron dans l'adoption du plan de relance européen, dont ils sont les principaux bénéficiaires. Ils comptent sur le soutien de leur allié français pour lancer une autre initiative commune face aux coûts de la transition énergétique et des conséquences de la guerre en Ukraine. L'avenir dira si ces attentes sont démesurées.
En Italie, où le camp des souverainistes tient une minorité de blocage, une victoire de Marine Le Pen aurait pu relancer la fièvre nationaliste (un tiers des électeurs). Son ami Matteo Salvini, en perte de vitesse, aurait été tenté de faire tomber la coalition en place. La reconduction à son poste du locataire de l'Elysée donne à Draghi la quasi-assurance de garder son mandat jusqu'à la fin de la législature, en 2023.
ETATS-UNIS
L'Amérique respire, l'Otan ne sera pas fracturée
A la Maison-Blanche, aussi, on respire. La réélection d'Emmanuel Macron permet d'éviter un bouleversement stratégique à un moment particulièrement crucial pour l'Europe. Ces dernières semaines, Washington s'inquiétait en coulisses d'une possible arrivée au pouvoir de Marine Le Pen, qui aurait représenté un saut dans l'inconnu et une victoire pour le président russe Vladimir Poutine. Non seulement la patronne du Rassemblement national n'avait pas de relations avec Joe Biden, mais ses positions en politique étrangère sont aux antipodes de celles des Etats-Unis.
Depuis des années, elle s'est fait connaître par ses tirades antieuropéennes, ses critiques de l'Otan et surtout ses liens avec la Russie de Poutine. Même si elle a un peu pris ses distances avec Moscou depuis l'invasion de l'Ukraine, elle n'a pas renié ses anciennes sympathies pro-Kremlin et a critiqué certaines sanctions américaines et européennes contre la Russie. Une fois au pouvoir, elle risquait de limiter le soutien à l'Ukraine, de réduire le rôle de la France dans l'Otan et de s'aligner sur Moscou. Ce qui aurait pu encourager d'autres membres de l'UE à faire de même, conduisant à une déstabilisation et à une fracturation de l'Alliance atlantique face au danger russe.

Photo de groupe au siège de l'Otan à Bruxelles le 24 mars 2022, autour du président américain Joe Biden
© / afp.com/JOHN THYS
Pas étonnant donc que la Maison-Blanche ait suivi de près les élections. La France est considérée comme un partenaire essentiel des Etats-Unis, non seulement parce que c'est la deuxième plus grosse économie européenne et la seule puissance militaire importante de l'Union européenne, mais aussi car elle le seul Etat-membre de l'UE occupant un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU. Emmanuel Macron, qui s'est positionné en ardent défenseur de la cause européenne, reste aussi un des alliés les plus proches de Washington.
Et ce, même si en septembre, les relations entre les deux pays se sont sérieusement refroidies après l'annonce surprise d'un nouvel accord de défense entre les Etats Unis, l'Australie et la Grande-Bretagne qui a torpillé un contrat de vente de sous-marins nucléaires français à Canberra. Depuis, les tensions diplomatiques semblent apaisées. Avec la réélection d'Emmanuel Macron, Joe Biden est assuré d'une continuité en matière de coopération transatlantique, mais aussi sur les questions de lutte contre le réchauffement climatique.
LIBAN
Beyrouth attend désormais des résultats
Deux visites en moins d'un mois, en 2020, dans un tout petit pays qui ne représente pas un grand intérêt stratégique : cela donne une idée de l'importance qu'a pris le Liban dans l'agenda présidentiel durant ces cinq dernières années. Emmanuel Macron, qui s'était rendu à Beyrouth durant sa campagne en 2017, n'a pas ménagé ses efforts sur ce dossier pendant son mandat, multipliant les initiatives diplomatiques pour sortir le pays de la crise.
Les résultats n'ont pas été au rendez-vous, donnant le sentiment d'une agitation inutile. Mais le président français, malgré ses échecs, n'a pas abandonné son ambition de remettre le Liban sur les rails. Lors de sa visite en Arabie saoudite en décembre dernier, il a par exemple convaincu le royaume wahhabite de se réengager au Liban, ce qui a abouti, au début du mois d'avril, au retour des ambassadeurs du Golfe à Beyrouth après cinq mois d'absence.
Paris joue par ailleurs un rôle clef dans les négociations entre le Liban et le FMI, en mettant la pression sur le gouvernement libanais afin qu'il mette en oeuvre les réformes réclamées par la communauté internationale. Des réformes qui conditionnent l'octroi d'une aide financière structurelle, nécessaire à une reprise économique.

Le président français Emmanuel Macron est accueilli par son homologue libanais Michel Aoun, le 31 août 2020 à l'aéroport de Beyrouth
© / afp.com/-
Lors du premier tour de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron a recueilli 58% des suffrages, contre moins de 12% pour Marine Le Pen, chez les Français et les Franco-Libanais. Ceux-ci, qui votent traditionnellement à droite, ont semble-t-il voulu appuyer un président sortant qui a démontré à plusieurs reprises son attachement au pays du Cèdre. Sa réélection est plutôt perçue comme une nouvelle positive, tant par la classe politique que par la population.
Vu du Liban, la France apparaît comme l'un des derniers pays amis à se démener pour tenter d'améliorer la situation. Le bilan d'Emmanuel Macron en la matière est, pour le moment, peu glorieux. Mais sa connaissance du dossier, son volontarisme, sa capacité à parler à tous les acteurs internes comme externes, en font encore un atout de poids pour Beyrouth.
TURQUIE
Avec Erdogan, l'espoir d'une remise à plat
L'espace de quelques mois, fin 2020, les noms d'oiseaux avaient volé entre Paris et Ankara. "Macron est un problème pour la France", avait fini par lâcher Recep Tayyip Erdogan, après avoir conseillé au président français d'aller "se faire soigner". Le président turc accusait alors son homologue de mener "une campagne de haine contre l'islam", pour avoir défendu le droit de caricaturer Mahomet.
Un an et demi plus tard, le changement est total : les deux présidents n'ont jamais semblé aussi alignés. Chacun de leur côté, ils cherchent à obtenir une solution diplomatique à la guerre en Ukraine et dialoguent avec les Russes. "La Turquie, comme la France, joue un rôle clef pour sortir du conflit, estime un diplomate français. Cette recherche de consensus sur un dossier compliqué rapproche nos deux pays."
Fin mars, au sommet de l'Otan, Macron et Erdogan se sont entendus pour organiser une opération humanitaire conjointe à Marioupol, repoussée jusqu'à présent par les bombardements russes. A l'Elysée, on veut en profiter pour "remettre à plat" les relations avec Ankara sur de nombreux dossiers, "de la Libye à nos différends au Moyen-Orient".
La présidentielle a aussi fait relativiser le "danger Macron" à l'opinion turque, alors que la volonté initiale de Marine Le Pen d'interdire le voile dans l'espace public a scandalisé. "Les Turcs ont pris conscience qu'avec Le Pen au pouvoir, la relation avec la France serait très mauvaise et agressive, confie un ancien diplomate au Moyen-Orient. Finalement, ils s'accommodent d'une présidence Macron."
SAHEL
Niamey en quête d'un partenaire discret
Il est un peu l'ultime volontaire, le dernier ami fiable de la France au Sahel. Ces derniers temps, pourtant, le président nigérien Mohamed Bazoum, fervent défenseur d'une coopération avec Paris, prend plus de pincettes quant à la présence tricolore sur son sol. Le chef de l'Etat le sait, l'hostilité populaire grandit à l'égard de la France. Ou plutôt "de la politique française", rectifie Ali Idrissa, activiste coordinateur du Réseau des organisations pour la transparence et l'analyse budgétaire. "Il faut regarder le bilan de l'opération Barkhane : c'est un échec, assène-t-il. Le terrorisme a beaucoup plus d'ampleur aujourd'hui qu'il y a neuf ans, au début de l'intervention. On a du mal à voir comment plus de soldats pourraient résoudre le problème."

Des soldats français de l'opération Barkhane dans un camp situé aux abords de l'aéroport de l'aéroport de Niamey au Niger, le 22 décembre 2017
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C'est pourtant le projet proposé par l'Elysée, contraint d'évacuer ses bases du Mali après un bras de fer sans merci avec la junte au pouvoir. L'état-major français le martèle : il n'est pas question de dupliquer le dispositif au Niger. Mais Paris entend bien relancer l'idée d'une force européenne, inspirée de Takuba au Mali.
Conscient du risque politique, Bazoum a soumis la question au Parlement, le 22 avril. Sans grand suspense, puisque sa coalition a la majorité... Le chef de l'Etat attend sans doute d'Emmanuel Macron une aide militaire, d'autant que le départ de Barkhane du Mali d'ici à la fin de l'été fait craindre un regain d'attaques à la frontière avec le Niger. L'impératif ? Que les forces étrangères soient le moins visibles possible, en privilégiant un soutien aérien.
ALGERIE
Une deuxième chance pour la relation Paris-Alger
Entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, il n'y avait pas photo pour Abdelmadjid Tebboune. Le président algérien s'est bien gardé d'exprimer tout haut la moindre opinion, mais quelques messages sibyllins furent passés. Comme ce carton d'invitation envoyé à ses fidèles par le recteur de la Grande Mosquée de Paris, réputé proche d'Alger, pour un "iftar" (dîner de rupture du jeûne pendant le ramadan) de "soutien à la réélection de Monsieur le président de la République Emmanuel Macron". Rendez-vous était donné le 19 avril à 20 h15.
Oubliées les bisbilles, les querelles, voire les invectives échangées entre les deux pays ces cinq dernières années : la France déclarée "ennemi traditionnel et éternel" par un ministre algérien en avril 2021 ; la "bourde", sept mois plus tard, du président français lorsqu'il se demande s'il existait une "nation algérienne" avant la colonisation ; et le rappel, par deux fois, de l'ambassadeur algérien à Paris.
"Les Algériens sont pragmatiques, analyse Xavier Driencourt, qui a été ambassadeur à deux reprises dans le pays. Sur la question migratoire, Tebboune souhaite préserver l'acquis en matière de circulation et de visas. Or il sait bien que Marine Le Pen prônait plus de sévérité." L'Algérie scrutera aussi de près les rapports d'Emmanuel Macron avec son voisin et adversaire, le Maroc. Alger voudrait que la France, alliée du royaume, rééquilibre sa relation en sa faveur.
Autre dossier brûlant, le travail mémoriel sur la guerre d'Algérie, engagé sous le premier mandat Macron avec la publication du rapport Stora et plusieurs gestes, tels que la reconnaissance par la France de l'assassinat du nationaliste Ali Boumendjel. "Sur ce plan, Macron peut surprendre lors de ce second mandat, car il sera moins préoccupé par sa réélection", présume l'historien Naoufel Brahimi El Mili. De là à prononcer les excuses réclamées par certains ? Le président donnera peut-être un premier signal le 5 juillet, date anniversaire de l'indépendance de l'Algérie.
