Des fleurettistes en grève, des manches de Coupe du monde annulées... le gratin de l'escrime est en ébullition à la suite de la décision de la Fédération internationale (FIE) d'introduire le sabre féminin aux JO, alors que ce sport compte déjà dix disciplines olympiques. Or, pour lutter contre le gigantisme des Jeux, le CIO ne veut plus accepter de nouvelles épreuves. Conséquence: la FIE a décidé - par tirage au sort - que le fleuret féminin et le sabre masculin par équipes feraient les frais de l'arrivée des sabreuses dans l'arène olympique. Mais personne ne trouve cette solution équitable. Et, à seulement deux ans des Jeux d'Athènes, il est trop tard pour tout bouleverser. Championne du monde en 2001, la sabreuse française Anne-Lise Touya est dépitée: «Cette reconnaissance olympique est une question de survie pour notre arme.» Pour la soutenir dans cet espoir d'aller aux Jeux de Pékin en 2008, elle peut compter sur le nouveau ministre des Sports. Double champion olympique de sabre, Jean-François Lamour milite pour la solution médiane d'un relais interarmes mixte qui permettrait d'ouvrir les portes des Jeux aux sabreuses. A suivre...